Mettre la création monétaire au service de la transition écologique, économique et sociale

Le 11 janvier 2012 - 16:03 | Commentaires fermés

 

Retrouvez ci-après l’article présentant notre proposition paru dans la revue l’économie politique en novembre 2011.

Comment financer la transition écologique et sociale de notre société ? Cette question essentielle ne semble plus à l’ordre du jour, tant c’est la crise financière, économique et désormais monétaire qui domine l’actualité. Après l’effondrement bancaire en 2008, la récession en 2009, nous traversons depuis 2010 l’acte III de la crise : celui de la dette publique. L’acte IV se dessine avec les actuelles difficultés des banques européennes. Retour à l’acte I alors ? Non, car désormais les Etats ne sont plus là pour sauver les banques et n’ont même plus la capacité budgétaire d’amorcer une relance de l’activité. La boucle est bouclée. Comment en sortir ?

La Fondation pour la nature et l’homme souhaite, par sa proposition, contribuer au débat vers un autre futur possible. Il s’agit de permettre aux Etats européens de se financer de nouveau auprès de leur banque centrale pour mettre en œuvre un plan d’investissements dans la transition économique, écologique et sociale. Cette proposition, si elle était portée par notre gouvernement et discutée au niveau européen, permettrait de « décongeler » le débat sur la monnaie, enjeu démocratique majeur, après quarante ans de pensée unique sur le sujet. Elle constituerait une alternative crédible à l’orthodoxie budgétaire et monétaire prônée par l’Allemagne.

Télécharger notre article en format pdf.

 

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Revue de lecture – « Une monnaie nationale complémentaire. Pour relever les défis écologiques et humains »

Le 27 juillet 2011 - 13:52 | 1 commentaire

Par Nicolas BOULEAU, économiste, membre du groupe de travail sur la finance mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme. Article publié pour la première fois en avril 2011.

 

Une monnaie nationale complémentaire
Pour relever les défis humains et écologiques

Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq
Editions Yves Michel, 2011, 12€

 

Il est plus utile ici de souligner l’importance des questions auxquelles cet ouvrage propose une réponse que d’en faire un résumé. Le rapport « portée de la réflexion » sur « prix de l’ouvrage » est très avantageux.

 

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Un rapport pour interpeller le citoyen sur l’importance de la Banque centrale européenne et réfléchir à sa réforme

Le 12 juillet 2011 - 9:43 | Commentaires fermés

World Economy, Ecology & Development (WEED) fondée en 1990, a organisé à Berlin en avril dernier une rencontre européenne (1) sur le thème du rôle de la banque centrale européenne dans la crise financière et de la zone euro ». Le rapport de synthèse issu de ces travaux a pour objet, en une vingtaine de pages, d’attirer l’attention des citoyens sur le rôle et l’action de la BCE et d’ouvrir ainsi le débat sur sa nécessaire réforme. Cette institution indépendante a, en effet, un impact important, non seulement, sur le secteur financier mais aussi sur l’économie toute entière.

Dans la dernière conférence de presse mensuelle de la BCE, Jean-Claude Trichet réaffirmait avec vigueur que la « responsabilité (de la BCE) est de garantir la stabilité des prix pour les 331 millions de citoyens de la zone euro ».

Cela justifierait le fait d’avoir rehaussé son taux directeur d’un demi point depuis avril malgré un probable ralentissement de l’activité économique au second trimestre 2011, et surtout malgré la crise de la dette grecque qui non seulement n’a pas connu de répits avec le second plan de rigueur imposé au pays mais en plus menace de s’étendre au reste de l’Europe.

Devant la menace qui pèse sur la zone euro, il est salutaire que des organismes de la société civile posent la question du rôle de cette institution monétaire majeure qu’est la Banque centrale et proposent des pistes de réforme.

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Investissement d’avenir, une bonne idée mais un manque de souffle.

Le 6 juillet 2011 - 16:53 | Commentaires fermés

En août 2009, le président de la République lançait la commission du grand emprunt présidée par Alain Juppé et Michel Rocard.  Cette initiative reposait sur le constat d’un sous-investissement public chronique : le niveau des investissements de l’État serait ainsi passé de 12,5% des dépenses publiques en 1974 à 7,5% en 2007. La commission qui a rendu ses travaux fin 2009 préconisait d’investir 35 milliards d’euros dans l’avenir dans des domaines transversaux (enseignement supérieur, recherche, innovation) et d’autresplus sectoriels : biomédical, innovations agricoles, les énergies décarbonées, la ville de demain, la mobilité du futur, la société numérique… Les investissements retenus ont globalement repris les recommandations de la Commission avec des ajustements qui se sont faits malheureusement pour l’essentiel au détriment du « développement durable ». Le montant consacré à la rénovation thermique des logements est ainsi passé de 2 à 0,5 milliards d’euros ; les financements dédiés aux agro-biotechnologies ont disparu corps et biens. Un an et demi après le lancement des investissements d’avenir l’heure est à un premier bilan.

Dans le document suivant vous pourrez comparer la répartition préconisée par la commission et celle finalement retenue par le gouvernement

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Le grand emprunt reste à faire… auprès de la Banque centrale européenne

Le 30 juin 2011 - 17:25 | 1 commentaire
Par Alain Grandjean, économiste, ancien membre de la Commission Grand Emprunt, Membre du Comité de Veille Ecologique de la FNH – Article paru dans La Tribune - 28/06/2011 

À l’heure où le président de la République revient sur le bilan du grand emprunt, osons commencer par une note positive : financer l’avenir était en soi une excellente idée.

Suite à la crise financière et à la récession, les gouvernements ont effectué un pas de deux singulier qui consistait à relancer l’économie, puis à mettre le pied sur le frein budgétaire face au spectre de la dette et des agences de notation. L’intuition du grand emprunt visait à se placer dans une perspective de plus long terme. Le jeu de yo-yo macroéconomique ne devait pas remettre en cause la capacité de la France à préparer l’avenir. Lutter contre le déficit est dangereux si on ne prépare pas notre pays à la transition énergétique et à l’économie de la connaissance, ou si on ne s’attaque pas à la crise profonde et sous-estimée du logement.

 

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La BCE doit aussi financer des investissements favorables à l’activité

Le 28 juin 2011 - 18:04 | Commentaires fermés

Interview d’Alain Grandjean, économiste, membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation pour la Nature et l’Homme. Propos recueillis par Adrien de Tricornot – Le Monde – 21/06/2011.

Cette interview porte sur notre proposition Financer l’avenir pour creuser la dette que vous pouvez retrouver sur ce blog. Regardez également cette vidéo de quelques minutes pour comprendre l’objet de la proposition.

 


Interview d’Alain Grandjean sur le financement…

Vous proposez un plan d’investissement écologique et social de 600 milliards d’euros sur dix ans en France, qui serait financé par un emprunt auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Quels en sont les contours ?

Le système économique actuel n’est pas durable. Nous avons besoin d’investissements écologiques considérables pour réaliser la transition vers un modèle sobre en ressources et émettant peu de gaz à effet de serre. Il faudrait investir pour cela l’équivalent de 3 % du produit intérieur brut (PIB) pendant dix ans, soit 600 milliards d’euros au total. L’idée serait aussi d’étendre ce dispositif à l’échelle européenne. En France, quelle que soit l’option prise sur le nucléaire, il faut promouvoir massivement les énergies renouvelables décarbonées et faire des efforts très importants pour économiser l’énergie, ce qui suppose de rénover et d’isoler 30 millions de logements ainsi que les bâtiments publics.
Il faut développer les transports en commun, les voitures à très basse consommation, les compteurs électriques intelligents, etc. Réseau ferré de France (RFF) a aussi besoin d’investir dans des infrastructures de fret, mais il est lesté par sa dette. Tous ces projets fourniraient de l’activité pour les 5 millions de personnes en situation de sous-emploi chronique. Ces dépenses ne peuvent pas être supportées par les ménages, faute de moyens, ni par le secteur privé, car il a des exigences de rentabilité élevées et courtes. Forcés à la rigueur budgétaire, les Etats n’investissent plus. Le schéma que nous proposons rendrait possible des investissements dont la rentabilité est faible et inscrite dans la durée.

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La Banque centrale est prête à tout pour maintenir son Dogme : exemple n°1

Le 22 juin 2011 - 19:38 | 1 commentaire
Roue d’argent
Financer plus ou moins gratuitement 600 milliards d’euros d’investissement public en 10 ans par la création monétaire, la proposition a de quoi surprendre et laisser sceptique. Prendre 600 milliards sur un arbre magique pour sortir des billets, si c’était aussi simple, on l’aurait déjà fait. Et ça ne peut pas être aussi simple. 

Une partie notable de cette suspicion provient en fait d’un conditionnement politique et intellectuel que nous avons tous subi et qui, avouons le, a triomphé. A partir du milieu des années 1980, il s’est installé un Dogme monétariste lancé par quelques illustres économistes, adopté par la banque centrale allemande puis relayé par les autres banques centrales européennes. L’incendie a enfin gagné les gouvernements, les administrations publiques, les universités et la presse.

 

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Revue de presse suite à la conférence de presse du 25 mai : 600 milliards en 10 ans pour l’investissement écologique et social

Le 20 juin 2011 - 14:56 | 2 commentaires

Le 25 mai la Fondation pour la Nature et l’Homme a organisé une conférence de presse pour promouvoir l’idée d’autoriser les Etats à emprunter à la banque centrale pour financer la transition écologique, économique et sociale.

Téléchargez le communiqué de presse : 600 milliards d’euros pour financer l’investissement écologique et social

En savoir plus sur la proposition « Financer l’avenir sans creuser la dette »

Petite revue de presse suite à cet événement…

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Débat : emprunter à la banque centrale pour financer un plan de transition, est-ce faisable ?

Le 25 mai 2011 - 9:30 | Commentaires fermés

Le 30 mars 2011, la Fondation pour la Nature et l’Homme a organisé un séminaire pour discuter de sa proposition « Financer l’avenir sans creuser la dette ». L’objet : autoriser les Etats européens à emprunter à leur banque centrale afin de financer un plan d’investissement dans la transition économique, écologique et sociale. Retrouvez la présentation de cette proposition ici.

Le séminaire a mobilisé huit économistes dans deux tables rondes animées par Guillaume Duval rédacteur en chef du magazine Alternatives Economiques :

Table ronde 1 : Faisabilité et conditions de réussite pour la proposition de financement du plan d’investissement.

Gaël Giraud, chargé de recherches en économie au CNRS ; membre de l’Ecole d’Economie de Paris ; professeur associé à l’ESCP Europe.
Patrick Herter, président Financière Roche Noire et Gérant PROXEUS.
Dominique Plihon, professeur d’économie financière à l’Université Paris XIII ; président du Conseil scientifique d’ATTAC.
Alain Trannoy, directeur d’étude à l’EHESS, Directeur de recherche au GREQAM.

Table ronde 1 – Première partie

Table ronde 1 – Seconde partie

Table ronde 1 – Débat

Table ronde 2 : nécessité, modalités d’élaboration, critères de choix et gouvernance du plan d’investissement.

Nicolas BOULEAU, directeur de recherches à l’école des ponts, chercheur associé au CIRED
François CARLIER, professeur associé d’économie à l’Université de Paris Sud
Jean GADREY, professeur émérite d’économie à l’Université Lille1
Didier JANCI, directeur du Département Etudes, Planification stratégique et Développement durable de la Caisse des Dépôts

Table ronde 2 avec le débat

Téléchargez le compte rendu du séminaire ou lisez le en ligne en utilisez les flèches au bas du document suivant.

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Bienvenue sur le blog « Financer l’avenir » : propositions et débats sur l’innovation financière.

Le 25 mai 2011 - 9:00 | 12 commentaires

Notre ambition : porter des propositions dans le débat public pour financer la transition économique, écologique et sociale de notre économie

Au cours de ce siècle nous devrons bifurquer vers une société qui, loin de se focaliser sur l’opulence matérielle, tendrait à la recherche de l’épanouissement humain dans la limite des ressources disponibles sur notre planète. Un plan de transition écologique, économique et sociale est donc nécessaire pour réorienter notre modèle économique. Une des dimensions essentielles de ce plan sera de trouver des ressources pour financer les investissements écologiques, la baisse radicale de notre dépendance à l’énergie et l’apport de solutions à la crise sociale.
Seulement, comment trouver ces financements quand les acteurs bancaires et financiers sont focalisés sur le rendement de court terme et que le secteur public est paralysé par le mur de la dette ?
La Fondation pour la Nature et l’Homme fondée par Nicolas Hulot en 1990 anime ce blog afin de faire émerger des propositions d’innovations financières pour résoudre le problème du financement du long terme.

Première proposition : l’emprunt à la banque centrale pour financer l’avenir sans creuser la dette publique

En mars 2011, la Fondation a émis une première proposition. Elle consiste à rétablir la possibilité pour les Etats européens d’emprunter à taux nul ou très faible auprès de leur banque centrale. Ils seraient ainsi libérés des « humeurs » des marchés  et pourrait, enfin, investir dans la transition sans alourdir la charge de la dette. Cet outil « non conventionnel » de financement a été mobilisé pour sauver les banques et est aujourd’hui couramment utilisé dans le monde pour le secteur public (aux Etats-Unis par exemple).

Regardez la vidéo présentant l’idée en quelques minutes :



Interview d’Alain Grandjean, membre du Comité de Veille Ecologique

Le dispositif a été présenté et discuté lors d’un séminaire de réflexion organisé par la Fondation le 30 mars :

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