A lire – Deux Ă©tudes sur l’importance d’investir dans les technologies de l’environnement

Le 2 mars 2012 - 9:48 | Commentaires fermés

Par Emilie Prattico, étudiante en master développement durable à HEC

Philippe Aghion, professeur Ă  Harvard, David HĂ©mous, chercheur dans la mĂŞme universitĂ©, et Reinhild Veuglers, professeur Ă  l’UniversitĂ© de Louvain, tous trois Ă©conomistes, suggèrent dans l’Ă©tude « No Green Growth without innovation » ( 2009) que l’avenir de la croissance dĂ©pend de nos investissements actuels dans deux domaines qui se recoupent : la technologie et l’environnement.  Selon eux, le dĂ©bat concernant la « croissance verte » est aujourd’hui simpliste et ignore le poids de l’innovation. Les technologies qui contribuent Ă  mitiger le rĂ©chauffement climatique et ses effets ne surgissent pas spontanĂ©ment, mais nĂ©cessitent des investissements maintenant pour dĂ©velopper l’éventail technologique qui nous servira demain. Leur Ă©tude montre que la majoritĂ© des investissements actuels se concentrent sur des technologies relativement inefficaces, ou bien que l’on remet Ă  plus tard le dĂ©veloppement scientifique et technologique liĂ© aux sciences de l’environnement et du climat.

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Oui Ă  la crĂ©ation de banques publiques d’investissement, mais pas pour faire n’importe quoi

Le 14 février 2012 - 12:30 | Commentaires fermés

Les banques d’investissement sont Ă  la mode parmi les candidats Ă  la prĂ©sidentielle. Lors de son intervention tĂ©lĂ©visĂ©e (29/01/12) Nicolas Sarkozy a ainsi annoncĂ© la crĂ©ation d’une « banque de l’industrie », filiale d’Oseo la banque publique des PME. De son cĂ´tĂ©, François Hollande a placĂ© la crĂ©ation d’une banque publiques d’investissement tout en haut de ses 60 propositions. ImmĂ©diatement, se posent deux questions :  1/ investir c’est bien mais pour quoi faire ? 2/ comment cet investissement public sera t-il financĂ© ?

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Mettre la création monétaire au service de la transition écologique, économique et sociale

Le 11 janvier 2012 - 16:03 | Commentaires fermés

 

Retrouvez ci-après l’article prĂ©sentant notre proposition paru dans la revue l’Ă©conomie politique en novembre 2011.

Comment financer la transition écologique et sociale de notre société ? Cette question essentielle ne semble plus à l’ordre du jour, tant c’est la crise financière, économique et désormais monétaire qui domine l’actualité. Après l’effondrement bancaire en 2008, la récession en 2009, nous traversons depuis 2010 l’acte III de la crise : celui de la dette publique. L’acte IV se dessine avec les actuelles difficultés des banques européennes. Retour à l’acte I alors ? Non, car désormais les Etats ne sont plus là pour sauver les banques et n’ont même plus la capacité budgétaire d’amorcer une relance de l’activité. La boucle est bouclée. Comment en sortir ?

La Fondation pour la nature et l’homme souhaite, par sa proposition, contribuer au débat vers un autre futur possible. Il s’agit de permettre aux Etats européens de se financer de nouveau auprès de leur banque centrale pour mettre en œuvre un plan d’investissements dans la transition économique, écologique et sociale. Cette proposition, si elle était portée par notre gouvernement et discutée au niveau européen, permettrait de « décongeler » le débat sur la monnaie, enjeu démocratique majeur, après quarante ans de pensée unique sur le sujet. Elle constituerait une alternative crédible à l’orthodoxie budgétaire et monétaire prônée par l’Allemagne.

Télécharger notre article en format pdf.

 

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Crise de la zone euro : l’accord européen du 27 octobre déjà caduc ?

Le 1 novembre 2011 - 19:59 | 1 commentaire

Par Marion Cohen, pilote du groupe de travail sur la finance mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme

Dans la nuit du 26 au 27 octobre, les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro se sont mis d’accord sur un énième plan pour tenter d’enrayer la crise de la zone euro. Cet accord à un arrière goût de déjà vue. De nombreuses mesures correspondent, en effet, à un approfondissement de celles décidées le 21 juillet dernier auxquelles s’ajoute la volonté de recapitaliser les banques européennes très chahutées sur les bourses depuis l’été.

Tandis que la rĂ©cession menace en Europe l’accent est toujours mis sur l’austĂ©ritĂ©. Rien n’est vĂ©ritablement envisagĂ© pour relancer l’activitĂ© et l’idĂ©e d’avoir officiellement recours Ă  la BCE pour aider Ă  la sortie de crise a Ă©tĂ© catĂ©goriquement Ă©cartĂ©e par l’Allemagne. Les enjeux sociaux et Ă©conomiques sont une fois de plus sacrifiĂ©s sur l’autel de l’orthodoxie monĂ©taire. Peut-ĂŞtre est-ce ainsi qu’il faut interprĂ©ter la dĂ©cision du premier ministre grec de soumettre l’accord Ă  un rĂ©fĂ©rendum populaire en janvier prochain.

Télécharger l’accord en français

Image : Drapeau de l’Europe – Jahovil sur Flickr

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Retrouvez-nous lors des journĂ©es de l’Ă©conomie Ă  Lyon (11/11/11)

Le 19 octobre 2011 - 10:57 | Commentaires fermés
Notre proposition Financer l’avenir sans creuser la dette sera discutĂ©e lors des JournĂ©e de l’Ă©conomie (JECO). Cet Ă©vĂ©nement national grand public a pour  objet de favoriser le dĂ©bat Ă©conomique entre tous les acteurs, de rendre plus accessible l’analyse Ă©conomique pour les citoyens et d’amĂ©liorer la visibilitĂ© de la discipline. 

L’Ă©dition 2011 de ces journĂ©es se dĂ©roulera Ă  Lyon du 9 au 11 novembre. A cette occasion, la Fondation pour la Nature et l’Homme sera reprĂ©sentĂ©e par Alain Grandjean, Ă©conomiste membre du ComitĂ© de Veille Ecologique lors d’une table ronde dĂ©diĂ©e Ă  notre proposition (le 11 nov de 9h Ă  10h30).

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Comprendre en vidéo le lien entre dette publique et création monétaire

Le 30 septembre 2011 - 7:58 | 5 commentaires

Je vous recommande vivement de regarder cette vidĂ©o pĂ©dagogique d’une dizaine de minutes. On y comprend assez bien pourquoi le fait que la monnaie majoritairement en circulation dans l’Ă©conomie provienne des crĂ©dits accordĂ©s par les banques aboutit Ă  un endettement gĂ©nĂ©ralisĂ© des agents Ă©conomiques. N’hĂ©sitez pas Ă  commenter !

 

 

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A lire : Contre la crise créer de la monnaie

Le 27 septembre 2011 - 12:32 | 3 commentaires

Dans leur article « Contre la crise crĂ©er de la monnaie« , StĂ©phane Hallegatte et Julie Rozenberg, Ă©conomistes, explorent la voie non conventionnelle de sortie de crise que serait la crĂ©ation monĂ©taire. Ils commencent par expliquer de façon très claire pourquoi les politiques de rigueurs sont contreproductives pour atteindre leur objectif affichĂ©, rĂ©duire les dĂ©ficits et les dettes publics. Ils proposent, ensuite, plutĂ´t qu’un dĂ©faut des Etats (aux consĂ©quences dĂ©vastatrices du fait des faillites bancaires que cela provoquerait), de mener une stratĂ©gie de dĂ©cote des dettes : les banques centrales rachèteraient (par crĂ©ation monĂ©taire) les dettes publiques en ne remboursant qu’en partie les crĂ©anciers (afin qu’ils participent Ă©galement Ă  l’effort collectif).

Les auteurs dĂ©cortiquent ensuite le « risque inflationniste« , première objection Ă  leur proposition. A court terme, ce risque est très faible car « les capacitĂ©s de production et l’emploi restent très sous-utilisĂ©s« . A moyen terme, une inflation contrĂ´lĂ©e pourrait avoir un impact positif en « diminuant les montants rĂ©els des dettes de tous les acteurs Ă©conomiques » (Ă  condition d’ĂŞtre attentifs Ă  la façon dont se distribueront les pertes). Ils notent, de plus, que l’inflation pourrait permettre de rĂ©duire la diffĂ©rence de compĂ©titivitĂ© entre les pays du nord et du sud de l’Europe car elle serait plus importante dans les pays du nord (oĂą les capacitĂ©s de production sont plus employĂ©es que dans les pays du sud).

Enfin, la crĂ©ation monĂ©taire pourrait redonner des marges de manoeuvre aux Etats pour investir dans l’Ă©conomie. Les auteurs parlent alors de « consommateur en dernier ressort » : quand la consommation privĂ©e faiblit, la consommation publique peut prendre le relais. D’après les auteurs, cette confiance dans la capacitĂ© des Etats Ă  intervenir a permis d’Ă©viter un effondrement gĂ©nĂ©ralisĂ© en 2008 mais n’existe plus aujourd’hui. C’est une des causes de l’effondrement des cours de bourse. Les auteurs concluent sur la nĂ©cessitĂ© Ă  moyen terme de renforcer la coordination europĂ©enne et de mettre en place des « institutions fĂ©dĂ©rales disposant d’une lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique Ă©tablie« .

Si nous partageons nombre des points de cette analyse, nous souhaitons insister sur un point en particulier. Il ne s’agit pas pour nous de se servir de  la crĂ©ation monĂ©taire  pour rembourser les dettes mais bien de la flĂ©cher vers un plan d’investissement dans la transition Ă©cologique, Ă©conomique et sociale. C’est l’objet de notre proposition Financer l’avenir sans creuser la dette.

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Lettre de motivation pour le poste de chef Ă©conomiste de la BCE

Le 22 septembre 2011 - 8:59 | Commentaires fermés

Monsieur le Président,

L’annonce par voie de presse de la vacance du poste de chef économiste de la Banque centrale européenne a attiré toute mon attention.
Travailler dans une institution qui pourrait un jour utiliser le pouvoir qui est le sien, la création monétaire, et servir un objectif de long terme, financer l’investissement pour l’écologie, est une ambition à laquelle j’adhère avec détermination et enthousiasme.
Mon parcours professionnel n’est pas tout à fait analogue à celui du précédent chef économiste, je n’ai donc pas travaillé de longues années au ministère allemand de l’économie puis occupé deux mandats de vice président de la Bundesbank. Contrairement au futur président de votre institution, je n’ai pas non plus travaillé chez Goldman sachs.
Ma démarche, fondée sur un mode projet, consiste plutôt à remarquer que les services économiques de la BCE ont utilement analysé le lien entre inflation et création monétaire mais qu’il se sont arrêtés à l’année 1990. Il parait important de poursuivre ce travail pour les deux dernières décennies qui montrera probablement que ce lien est très distendu. La possibilité de monétiser la dette sans créer une forte inflation constitue alors une opportunité stratégique que la BCE pourrait saisir.

C’est avec dynamisme que je vous fais ainsi part de ma candidature pour ce poste de chef économiste. Restant à votre disposition, je vous prie de croire, monsieur le Président, en l’expression de mes salutations respectueuses.

François Carlier, Ă©conomiste, membre du groupe de travail « Financer l’avenir » mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme

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Crise de la zone euro : quand les solutions innovantes seront-elles mises en oeuvre ?

Le 12 septembre 2011 - 14:53 | 2 commentaires
Enième épisode de la crise financière, celle de la dette publique tant en Europe qu’aux USA,  est telle qu’elle pourrait conduire l’économie occidentale dans les pires difficultés.Suite à la crise des subprimes, une fenêtre d’opportunité s’était pourtant ouverte pour modifier les déséquilibres de la finance globalisée. Malgré plusieurs rendez vous internationaux, et une ambition affichée des gouvernements de réformer en profondeur la sphère financière, les récents évènements montrent que peu de choses ont changé.

Aujourd’hui, les Etats semblent plus que jamais pris dans la tourmente des marchĂ©s comme en tĂ©moigne notamment l’impuissance qui semble se dĂ©gager du dernier G7. C’est particulièrement vrai en Europe oĂą hors de l’austĂ©ritĂ© aucune piste n’est envisagĂ©e. Il est plus que temps de replacer sur le devant de la scène des projets d’avenir qui font sens afin de susciter l’Ă©lan collectif nĂ©cessaire pour sortir de la crise.

 

 

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Un rapport pour interpeller le citoyen sur l’importance de la Banque centrale européenne et réfléchir à sa réforme

Le 12 juillet 2011 - 9:43 | Commentaires fermés

World Economy, Ecology & Development (WEED) fondée en 1990, a organisé à Berlin en avril dernier une rencontre européenne (1) sur le thème du rôle de la banque centrale européenne dans la crise financière et de la zone euro ». Le rapport de synthèse issu de ces travaux a pour objet, en une vingtaine de pages, d’attirer l’attention des citoyens sur le rôle et l’action de la BCE et d’ouvrir ainsi le débat sur sa nécessaire réforme. Cette institution indépendante a, en effet, un impact important, non seulement, sur le secteur financier mais aussi sur l’économie toute entière.

Dans la dernière conférence de presse mensuelle de la BCE, Jean-Claude Trichet réaffirmait avec vigueur que la « responsabilité (de la BCE) est de garantir la stabilité des prix pour les 331 millions de citoyens de la zone euro ».

Cela justifierait le fait d’avoir rehaussĂ© son taux directeur d’un demi point depuis avril malgrĂ© un probable ralentissement de l’activitĂ© Ă©conomique au second trimestre 2011, et surtout malgrĂ© la crise de la dette grecque qui non seulement n’a pas connu de rĂ©pits avec le second plan de rigueur imposĂ© au pays mais en plus menace de s’étendre au reste de l’Europe.

Devant la menace qui pèse sur la zone euro, il est salutaire que des organismes de la société civile posent la question du rôle de cette institution monétaire majeure qu’est la Banque centrale et proposent des pistes de réforme.

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