L’investissement au niveau europĂ©en : Ă©pisode 1/4 // Europe 2020 : la stratĂ©gie de croissance de l’Union europĂ©enne

Le 25 juin 2012 - 8:39 | Commentaires fermés

 Premier volet d’un dossier d’analyse des projets d’investissement au niveau europĂ©en.

2. Investir dans les infrastructures transeuropéennes
3. Le montage financier et le nouvel outil des « project bonds »  (à venir)
4. Analyse (à venir)

En 2009, l’Union Européenne a adopté la stratégie Europe 2020 avec quatre priorités :

>>    Une « croissance intelligente » : être plus performant dans le domaine de l’éducation, de l’innovation et de la recherche, de la société numérique.

>>   Une « croissance durable » : Ă©conomie plus compĂ©titive et Ă  faibles Ă©missions de carbone exploitant les ressources de façon optimale et durable ; protĂ©ger l’environnement et notamment rĂ©duire les Ă©missions de GES et l’appauvrissement de la biodiversité ; dĂ©velopper les technologies et mĂ©thodes de production Ă©cologiques ; installer des rĂ©seaux Ă©lectriques intelligents ; promouvoir les rĂ©seaux europĂ©ens ; amĂ©liorer l’environnement des entreprises ; aider les consommateurs Ă  faire des choix Ă©clairĂ©s.

>>   Une « croissance inclusive » : promouvoir l’emploi et la formation ; moderniser les marchĂ©s du travail et les systèmes de protection sociale ; veiller Ă  ce que toute l’UE rĂ©colte les fruits de la croissance.

>>   La nouvelle gouvernance Ă©conomique : semestre europĂ©en, durcissement du pacte de stabilitĂ© et de croissance, crĂ©ation du MĂ©canisme europĂ©en de stabilitĂ©, (voir notes dĂ©jĂ  envoyĂ©es sur ces sujets), rĂ©forme du secteur financier. Depuis 2010, l’accent est surtout mis en termes de communication sur la 4èmeprioritĂ© « la gouvernance Ă©conomique » (dans la dimension « rĂ©gulation des Etats » bien plus que dans la dimension « rĂ©gulation de la finance »). Ce n’est que depuis quelques mois, qu’on entend de nouveau parler de croissance, d’investissement, d’emploi… (Lire la suite…)

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A lire : Contre la crise créer de la monnaie

Le 27 septembre 2011 - 12:32 | 3 commentaires

Dans leur article « Contre la crise crĂ©er de la monnaie« , StĂ©phane Hallegatte et Julie Rozenberg, Ă©conomistes, explorent la voie non conventionnelle de sortie de crise que serait la crĂ©ation monĂ©taire. Ils commencent par expliquer de façon très claire pourquoi les politiques de rigueurs sont contreproductives pour atteindre leur objectif affichĂ©, rĂ©duire les dĂ©ficits et les dettes publics. Ils proposent, ensuite, plutĂ´t qu’un dĂ©faut des Etats (aux consĂ©quences dĂ©vastatrices du fait des faillites bancaires que cela provoquerait), de mener une stratĂ©gie de dĂ©cote des dettes : les banques centrales rachèteraient (par crĂ©ation monĂ©taire) les dettes publiques en ne remboursant qu’en partie les crĂ©anciers (afin qu’ils participent Ă©galement Ă  l’effort collectif).

Les auteurs dĂ©cortiquent ensuite le « risque inflationniste« , première objection Ă  leur proposition. A court terme, ce risque est très faible car « les capacitĂ©s de production et l’emploi restent très sous-utilisĂ©s« . A moyen terme, une inflation contrĂ´lĂ©e pourrait avoir un impact positif en « diminuant les montants rĂ©els des dettes de tous les acteurs Ă©conomiques » (Ă  condition d’ĂŞtre attentifs Ă  la façon dont se distribueront les pertes). Ils notent, de plus, que l’inflation pourrait permettre de rĂ©duire la diffĂ©rence de compĂ©titivitĂ© entre les pays du nord et du sud de l’Europe car elle serait plus importante dans les pays du nord (oĂą les capacitĂ©s de production sont plus employĂ©es que dans les pays du sud).

Enfin, la crĂ©ation monĂ©taire pourrait redonner des marges de manoeuvre aux Etats pour investir dans l’Ă©conomie. Les auteurs parlent alors de « consommateur en dernier ressort » : quand la consommation privĂ©e faiblit, la consommation publique peut prendre le relais. D’après les auteurs, cette confiance dans la capacitĂ© des Etats Ă  intervenir a permis d’Ă©viter un effondrement gĂ©nĂ©ralisĂ© en 2008 mais n’existe plus aujourd’hui. C’est une des causes de l’effondrement des cours de bourse. Les auteurs concluent sur la nĂ©cessitĂ© Ă  moyen terme de renforcer la coordination europĂ©enne et de mettre en place des « institutions fĂ©dĂ©rales disposant d’une lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique Ă©tablie« .

Si nous partageons nombre des points de cette analyse, nous souhaitons insister sur un point en particulier. Il ne s’agit pas pour nous de se servir de  la crĂ©ation monĂ©taire  pour rembourser les dettes mais bien de la flĂ©cher vers un plan d’investissement dans la transition Ă©cologique, Ă©conomique et sociale. C’est l’objet de notre proposition Financer l’avenir sans creuser la dette.

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Revue de lecture – « Une monnaie nationale complĂ©mentaire. Pour relever les dĂ©fis Ă©cologiques et humains »

Le 27 juillet 2011 - 13:52 | 1 commentaire

Par Nicolas BOULEAU, économiste, membre du groupe de travail sur la finance mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme. Article publié pour la première fois en avril 2011.

 

Une monnaie nationale complémentaire
Pour relever les défis humains et écologiques

Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq
Editions Yves Michel, 2011, 12€

 

Il est plus utile ici de souligner l’importance des questions auxquelles cet ouvrage propose une rĂ©ponse que d’en faire un rĂ©sumĂ©. Le rapport « portĂ©e de la rĂ©flexion » sur « prix de l’ouvrage » est très avantageux.

 

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Un rapport pour interpeller le citoyen sur l’importance de la Banque centrale européenne et réfléchir à sa réforme

Le 12 juillet 2011 - 9:43 | Commentaires fermés

World Economy, Ecology & Development (WEED) fondée en 1990, a organisé à Berlin en avril dernier une rencontre européenne (1) sur le thème du rôle de la banque centrale européenne dans la crise financière et de la zone euro ». Le rapport de synthèse issu de ces travaux a pour objet, en une vingtaine de pages, d’attirer l’attention des citoyens sur le rôle et l’action de la BCE et d’ouvrir ainsi le débat sur sa nécessaire réforme. Cette institution indépendante a, en effet, un impact important, non seulement, sur le secteur financier mais aussi sur l’économie toute entière.

Dans la dernière conférence de presse mensuelle de la BCE, Jean-Claude Trichet réaffirmait avec vigueur que la « responsabilité (de la BCE) est de garantir la stabilité des prix pour les 331 millions de citoyens de la zone euro ».

Cela justifierait le fait d’avoir rehaussĂ© son taux directeur d’un demi point depuis avril malgrĂ© un probable ralentissement de l’activitĂ© Ă©conomique au second trimestre 2011, et surtout malgrĂ© la crise de la dette grecque qui non seulement n’a pas connu de rĂ©pits avec le second plan de rigueur imposĂ© au pays mais en plus menace de s’étendre au reste de l’Europe.

Devant la menace qui pèse sur la zone euro, il est salutaire que des organismes de la société civile posent la question du rôle de cette institution monétaire majeure qu’est la Banque centrale et proposent des pistes de réforme.

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Investissement d’avenir, une bonne idĂ©e mais un manque de souffle.

Le 6 juillet 2011 - 16:53 | Commentaires fermés

En aoĂ»t 2009, le prĂ©sident de la RĂ©publique lançait la commission du grand emprunt prĂ©sidĂ©e par Alain JuppĂ© et Michel Rocard.  Cette initiative reposait sur le constat d’un sous-investissement public chronique : le niveau des investissements de l’État serait ainsi passĂ© de 12,5% des dĂ©penses publiques en 1974 Ă  7,5% en 2007. La commission qui a rendu ses travaux fin 2009 prĂ©conisait d’investir 35 milliards d’euros dans l’avenir dans des domaines transversaux (enseignement supĂ©rieur, recherche, innovation) et d’autresplus sectoriels : biomĂ©dical, innovations agricoles, les Ă©nergies dĂ©carbonĂ©es, la ville de demain, la mobilitĂ© du futur, la sociĂ©tĂ© numĂ©rique… Les investissements retenus ont globalement repris les recommandations de la Commission avec des ajustements qui se sont faits malheureusement pour l’essentiel au dĂ©triment du « dĂ©veloppement durable ». Le montant consacrĂ© Ă  la rĂ©novation thermique des logements est ainsi passĂ© de 2 Ă  0,5 milliards d’euros ; les financements dĂ©diĂ©s aux agro-biotechnologies ont disparu corps et biens. Un an et demi après le lancement des investissements d’avenir l’heure est Ă  un premier bilan.

Dans le document suivant vous pourrez comparer la répartition préconisée par la commission et celle finalement retenue par le gouvernement

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Le grand emprunt reste à faire… auprès de la Banque centrale européenne

Le 30 juin 2011 - 17:25 | 1 commentaire
Par Alain Grandjean, Ă©conomiste, ancien membre de la Commission Grand Emprunt, Membre du ComitĂ© de Veille Ecologique de la FNH – Article paru dans La Tribune - 28/06/2011 

À l’heure où le président de la République revient sur le bilan du grand emprunt, osons commencer par une note positive : financer l’avenir était en soi une excellente idée.

Suite à la crise financière et à la récession, les gouvernements ont effectué un pas de deux singulier qui consistait à relancer l’économie, puis à mettre le pied sur le frein budgétaire face au spectre de la dette et des agences de notation. L’intuition du grand emprunt visait à se placer dans une perspective de plus long terme. Le jeu de yo-yo macroéconomique ne devait pas remettre en cause la capacité de la France à préparer l’avenir. Lutter contre le déficit est dangereux si on ne prépare pas notre pays à la transition énergétique et à l’économie de la connaissance, ou si on ne s’attaque pas à la crise profonde et sous-estimée du logement.

 

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La BCE doit aussi financer des investissements favorables Ă  l’activitĂ©

Le 28 juin 2011 - 18:04 | Commentaires fermés

Interview d’Alain Grandjean, Ă©conomiste, membre du ComitĂ© de Veille Ecologique de la Fondation pour la Nature et l’Homme. Propos recueillis par Adrien de Tricornot – Le Monde – 21/06/2011.

Cette interview porte sur notre proposition Financer l’avenir pour creuser la dette que vous pouvez retrouver sur ce blog. Regardez Ă©galement cette vidĂ©o de quelques minutes pour comprendre l’objet de la proposition.

 


Interview d’Alain Grandjean sur le financement…

Vous proposez un plan d’investissement Ă©cologique et social de 600 milliards d’euros sur dix ans en France, qui serait financĂ© par un emprunt auprès de la Banque centrale europĂ©enne (BCE). Quels en sont les contours ?

Le système Ă©conomique actuel n’est pas durable. Nous avons besoin d’investissements Ă©cologiques considĂ©rables pour rĂ©aliser la transition vers un modèle sobre en ressources et Ă©mettant peu de gaz Ă  effet de serre. Il faudrait investir pour cela l’Ă©quivalent de 3 % du produit intĂ©rieur brut (PIB) pendant dix ans, soit 600 milliards d’euros au total. L’idĂ©e serait aussi d’Ă©tendre ce dispositif Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne. En France, quelle que soit l’option prise sur le nuclĂ©aire, il faut promouvoir massivement les Ă©nergies renouvelables dĂ©carbonĂ©es et faire des efforts très importants pour Ă©conomiser l’Ă©nergie, ce qui suppose de rĂ©nover et d’isoler 30 millions de logements ainsi que les bâtiments publics.
Il faut dĂ©velopper les transports en commun, les voitures Ă  très basse consommation, les compteurs Ă©lectriques intelligents, etc. RĂ©seau ferrĂ© de France (RFF) a aussi besoin d’investir dans des infrastructures de fret, mais il est lestĂ© par sa dette. Tous ces projets fourniraient de l’activitĂ© pour les 5 millions de personnes en situation de sous-emploi chronique. Ces dĂ©penses ne peuvent pas ĂŞtre supportĂ©es par les mĂ©nages, faute de moyens, ni par le secteur privĂ©, car il a des exigences de rentabilitĂ© Ă©levĂ©es et courtes. ForcĂ©s Ă  la rigueur budgĂ©taire, les Etats n’investissent plus. Le schĂ©ma que nous proposons rendrait possible des investissements dont la rentabilitĂ© est faible et inscrite dans la durĂ©e.

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La Banque centrale est prête à tout pour maintenir son Dogme : exemple n°1

Le 22 juin 2011 - 19:38 | 1 commentaire
Roue d’argent
Financer plus ou moins gratuitement 600 milliards d’euros d’investissement public en 10 ans par la crĂ©ation monĂ©taire, la proposition a de quoi surprendre et laisser sceptique. Prendre 600 milliards sur un arbre magique pour sortir des billets, si c’était aussi simple, on l’aurait dĂ©jĂ  fait. Et ça ne peut pas ĂŞtre aussi simple. 

Une partie notable de cette suspicion provient en fait d’un conditionnement politique et intellectuel que nous avons tous subi et qui, avouons le, a triomphé. A partir du milieu des années 1980, il s’est installé un Dogme monétariste lancé par quelques illustres économistes, adopté par la banque centrale allemande puis relayé par les autres banques centrales européennes. L’incendie a enfin gagné les gouvernements, les administrations publiques, les universités et la presse.

 

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Revue de presse suite Ă  la confĂ©rence de presse du 25 mai : 600 milliards en 10 ans pour l’investissement Ă©cologique et social

Le 20 juin 2011 - 14:56 | 2 commentaires

Le 25 mai la Fondation pour la Nature et l’Homme a organisĂ© une confĂ©rence de presse pour promouvoir l’idĂ©e d’autoriser les Etats Ă  emprunter Ă  la banque centrale pour financer la transition Ă©cologique, Ă©conomique et sociale.

TĂ©lĂ©chargez le communiquĂ© de presse : 600 milliards d’euros pour financer l’investissement Ă©cologique et social

En savoir plus sur la proposition « Financer l’avenir sans creuser la dette »

Petite revue de presse suite Ă  cet Ă©vĂ©nement…

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DĂ©bat : emprunter Ă  la banque centrale pour financer un plan de transition, est-ce faisable ?

Le 25 mai 2011 - 9:30 | Commentaires fermés

Le 30 mars 2011, la Fondation pour la Nature et l’Homme a organisé un séminaire pour discuter de sa proposition « Financer l’avenir sans creuser la dette ». L’objet : autoriser les Etats européens à emprunter à leur banque centrale afin de financer un plan d’investissement dans la transition économique, écologique et sociale. Retrouvez la présentation de cette proposition ici.

Le séminaire a mobilisé huit économistes dans deux tables rondes animées par Guillaume Duval rédacteur en chef du magazine Alternatives Economiques :

Table ronde 1 : Faisabilité et conditions de réussite pour la proposition de financement du plan d’investissement.

GaĂ«l Giraud, chargĂ© de recherches en Ă©conomie au CNRS ; membre de l’Ecole d’Economie de Paris ; professeur associĂ© Ă  l’ESCP Europe.
Patrick Herter, président Financière Roche Noire et Gérant PROXEUS.
Dominique Plihon, professeur d’Ă©conomie financière Ă  l’UniversitĂ© Paris XIII ; prĂ©sident du Conseil scientifique d’ATTAC.
Alain Trannoy, directeur d’Ă©tude Ă  l’EHESS, Directeur de recherche au GREQAM.

Table ronde 1 – Première partie

Table ronde 1 – Seconde partie

Table ronde 1 – DĂ©bat

Table ronde 2 : nĂ©cessitĂ©, modalitĂ©s d’Ă©laboration, critères de choix et gouvernance du plan d’investissement.

Nicolas BOULEAU, directeur de recherches Ă  l’Ă©cole des ponts, chercheur associĂ© au CIRED
François CARLIER, professeur associĂ© d’Ă©conomie Ă  l’UniversitĂ© de Paris Sud
Jean GADREY, professeur Ă©mĂ©rite d’Ă©conomie Ă  l’UniversitĂ© Lille1
Didier JANCI, directeur du Département Etudes, Planification stratégique et Développement durable de la Caisse des Dépôts

Table ronde 2 avec le débat

Téléchargez le compte rendu du séminaire ou lisez le en ligne en utilisez les flèches au bas du document suivant.

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