Que retenir une semaine après le Sommet du G20 à Cannes ?

Le 9 novembre 2011 - 18:02 | 1 commentaire

Par Marion Cohen, pilote du groupe de travail sur la finance mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme

Moins d’une semaine après le Sommet de Cannes (3-4 novembre) clĂ´turant la prĂ©sidence française du G20, celui-ci ne semble avoir Ă©tĂ© qu’un Ă©nième Ă©pisode de la crise de la zone euro. Dans son discours du 24 janvier, le prĂ©sident français avait pourtant annoncĂ© qu’il entendait « ouvrir les chantiers de fond qui ne peuvent plus attendre« . 

Soutenir l’emploi et le dĂ©veloppement, rĂ©former le système monĂ©taire internationale, lutter contre la volatilitĂ© des prix des matières premières, lutter contre la corruption et renforcer la rĂ©gulation financière… autant de prioritĂ©s ambitieuses finalement mises de cĂ´tĂ© suite aux rebondissements grecs et aux difficultĂ©s italiennes.

Dans un contexte quasi rĂ©cessionniste et de crise sociale aigĂĽe dans de nombreux pays sans oublier la persistance de la crise Ă©cologique, il aurait Ă©tĂ© plus que temps de saisir l’opportunitĂ© de ce rendez-vous international pour initier la bifurcation de notre Ă©conomie. Parmi les chantiers Ă  ouvrir celui des modes financement des Etats pour lancer un plan d’investissement dans la transition Ă©conomique, Ă©cologique et sociale est fondamental. Rien de tout cela dans le communiquĂ© final du Sommet de Cannes. Retour sur les Ă©vĂ©nements de la semaine Ă©coulĂ©e.

Image : G20 2011 par DonkeyHotey sur Flickr

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Crise de la zone euro : l’accord européen du 27 octobre déjà caduc ?

Le 1 novembre 2011 - 19:59 | 1 commentaire

Par Marion Cohen, pilote du groupe de travail sur la finance mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme

Dans la nuit du 26 au 27 octobre, les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro se sont mis d’accord sur un énième plan pour tenter d’enrayer la crise de la zone euro. Cet accord à un arrière goût de déjà vue. De nombreuses mesures correspondent, en effet, à un approfondissement de celles décidées le 21 juillet dernier auxquelles s’ajoute la volonté de recapitaliser les banques européennes très chahutées sur les bourses depuis l’été.

Tandis que la rĂ©cession menace en Europe l’accent est toujours mis sur l’austĂ©ritĂ©. Rien n’est vĂ©ritablement envisagĂ© pour relancer l’activitĂ© et l’idĂ©e d’avoir officiellement recours Ă  la BCE pour aider Ă  la sortie de crise a Ă©tĂ© catĂ©goriquement Ă©cartĂ©e par l’Allemagne. Les enjeux sociaux et Ă©conomiques sont une fois de plus sacrifiĂ©s sur l’autel de l’orthodoxie monĂ©taire. Peut-ĂŞtre est-ce ainsi qu’il faut interprĂ©ter la dĂ©cision du premier ministre grec de soumettre l’accord Ă  un rĂ©fĂ©rendum populaire en janvier prochain.

Télécharger l’accord en français

Image : Drapeau de l’Europe – Jahovil sur Flickr

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Aux Etats-Unis, les « 99% » tĂ©moignent pour un autre monde

Le 19 octobre 2011 - 9:48 | Commentaires fermés

Aux Etats-Unis, depuis la mi septembre, les manifestants du mouvement « Occupy Wall Street » se relaient dans le quartier des affaires, près de la bourse de New York pour protester contre la responsabilitĂ© des banques et des financiers dans la crise Ă©conomique actuelle. Leur  mot d’ordre « Nous sommes les 99 pour cent« . Il est relayĂ© au niveau national par le mouvement de soutien Occupy Together.

OccupyWallStreet par Paul Weiskel sur Flickr

 

Ces mouvements qui comme les « indignados » espagnols se veulent sans leader et sans violence tĂ©moignent de la nĂ©cessitĂ© de trouver les voies d’un futur diffĂ©rent. C’est pourquoi il est essentiel qu’au-delĂ  des manifestations contre le système actuel ces mouvements permettent de mettre en avant des propositions concrètes.  C’est Ă  la construction de cette alternative que nous entendons participer avec notre proposition Financer l’avenir sans creuser la dette.

 

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Comprendre en vidéo le lien entre dette publique et création monétaire

Le 30 septembre 2011 - 7:58 | 5 commentaires

Je vous recommande vivement de regarder cette vidĂ©o pĂ©dagogique d’une dizaine de minutes. On y comprend assez bien pourquoi le fait que la monnaie majoritairement en circulation dans l’Ă©conomie provienne des crĂ©dits accordĂ©s par les banques aboutit Ă  un endettement gĂ©nĂ©ralisĂ© des agents Ă©conomiques. N’hĂ©sitez pas Ă  commenter !

 

 

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A lire : Contre la crise créer de la monnaie

Le 27 septembre 2011 - 12:32 | 3 commentaires

Dans leur article « Contre la crise crĂ©er de la monnaie« , StĂ©phane Hallegatte et Julie Rozenberg, Ă©conomistes, explorent la voie non conventionnelle de sortie de crise que serait la crĂ©ation monĂ©taire. Ils commencent par expliquer de façon très claire pourquoi les politiques de rigueurs sont contreproductives pour atteindre leur objectif affichĂ©, rĂ©duire les dĂ©ficits et les dettes publics. Ils proposent, ensuite, plutĂ´t qu’un dĂ©faut des Etats (aux consĂ©quences dĂ©vastatrices du fait des faillites bancaires que cela provoquerait), de mener une stratĂ©gie de dĂ©cote des dettes : les banques centrales rachèteraient (par crĂ©ation monĂ©taire) les dettes publiques en ne remboursant qu’en partie les crĂ©anciers (afin qu’ils participent Ă©galement Ă  l’effort collectif).

Les auteurs dĂ©cortiquent ensuite le « risque inflationniste« , première objection Ă  leur proposition. A court terme, ce risque est très faible car « les capacitĂ©s de production et l’emploi restent très sous-utilisĂ©s« . A moyen terme, une inflation contrĂ´lĂ©e pourrait avoir un impact positif en « diminuant les montants rĂ©els des dettes de tous les acteurs Ă©conomiques » (Ă  condition d’ĂŞtre attentifs Ă  la façon dont se distribueront les pertes). Ils notent, de plus, que l’inflation pourrait permettre de rĂ©duire la diffĂ©rence de compĂ©titivitĂ© entre les pays du nord et du sud de l’Europe car elle serait plus importante dans les pays du nord (oĂą les capacitĂ©s de production sont plus employĂ©es que dans les pays du sud).

Enfin, la crĂ©ation monĂ©taire pourrait redonner des marges de manoeuvre aux Etats pour investir dans l’Ă©conomie. Les auteurs parlent alors de « consommateur en dernier ressort » : quand la consommation privĂ©e faiblit, la consommation publique peut prendre le relais. D’après les auteurs, cette confiance dans la capacitĂ© des Etats Ă  intervenir a permis d’Ă©viter un effondrement gĂ©nĂ©ralisĂ© en 2008 mais n’existe plus aujourd’hui. C’est une des causes de l’effondrement des cours de bourse. Les auteurs concluent sur la nĂ©cessitĂ© Ă  moyen terme de renforcer la coordination europĂ©enne et de mettre en place des « institutions fĂ©dĂ©rales disposant d’une lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique Ă©tablie« .

Si nous partageons nombre des points de cette analyse, nous souhaitons insister sur un point en particulier. Il ne s’agit pas pour nous de se servir de  la crĂ©ation monĂ©taire  pour rembourser les dettes mais bien de la flĂ©cher vers un plan d’investissement dans la transition Ă©cologique, Ă©conomique et sociale. C’est l’objet de notre proposition Financer l’avenir sans creuser la dette.

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La parabole des ânes pour comprendre la crise

Le 15 septembre 2011 - 10:28 | 1 commentaire
  Dans la lignĂ©e du mouvement des indignĂ©s français, une petite histoire imagĂ©e circule sur internet afin de d’expliquer les ressorts de la crise de la dette publique. Amusante et pĂ©dagogique, nous la reproduisons ci-après. Elle se termine par un appel Ă  participer Ă  la journĂ©e nationale des indignĂ©s le 15 octobre.

 

Image : Petit âne, rue Lepic sur Flickr

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Crise de la zone euro : quand les solutions innovantes seront-elles mises en oeuvre ?

Le 12 septembre 2011 - 14:53 | 2 commentaires
Enième épisode de la crise financière, celle de la dette publique tant en Europe qu’aux USA,  est telle qu’elle pourrait conduire l’économie occidentale dans les pires difficultés.Suite à la crise des subprimes, une fenêtre d’opportunité s’était pourtant ouverte pour modifier les déséquilibres de la finance globalisée. Malgré plusieurs rendez vous internationaux, et une ambition affichée des gouvernements de réformer en profondeur la sphère financière, les récents évènements montrent que peu de choses ont changé.

Aujourd’hui, les Etats semblent plus que jamais pris dans la tourmente des marchĂ©s comme en tĂ©moigne notamment l’impuissance qui semble se dĂ©gager du dernier G7. C’est particulièrement vrai en Europe oĂą hors de l’austĂ©ritĂ© aucune piste n’est envisagĂ©e. Il est plus que temps de replacer sur le devant de la scène des projets d’avenir qui font sens afin de susciter l’Ă©lan collectif nĂ©cessaire pour sortir de la crise.

 

 

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La BCE peut-elle faire faillite ?

Le 1 août 2011 - 19:52 | 3 commentaires

Jess47200

Par Alain Grandjean, Ă©conomiste, pilote du groupe de travail sur la finance mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme.

Quelques jours après le sommet européen qui a adopté un nouveau plan de sauvetage de la Grèce, il est intéressant de chercher à comprendre pourquoi Jean-Claude Trichet a tant résisté à la reconnaissance d’un défaut, même partiel de l’Etat grec.Il a fini par céder en obtenant des garanties des Etats européens en faveur de la Banque centrale, ce qui permet d’interpréter le fonds de son inquiétude.

 

Le gouverneur de la BCE a refusé toute idée de défaut de la dette grecque, pour  plusieurs  raisons.

  • La peur du risque systĂ©mique en Grèce

Les banques grecques risquent la faillite car elles détiennent des obligations d’Etat à hauteur de leurs fonds propres. Les conséquences de ces faillites sont difficiles à déterminer précisément. Mais on imagine que mal géré ce pourrait être un scénario « à la 1929 » pour ce pays.

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La mystique de l’or par AndrĂ© Hunebelle.

Le 31 juillet 2011 - 16:13 | Commentaires fermés

Andreas Praefcke
Pour beaucoup de gens, l’or contenu dans le coffre des banques centrales permet de garantir notre argent. Pourtant, cela n’est plus vrai depuis qu’en 1971 le prĂ©sident amĂ©ricain Nixon a suspendu la convertibilitĂ© du dollar en or. Ainsi, on compte dans les coffres des Banques centrales de la zone euro près de 10 500 tonnes d’or pour une valeur au cours actuel de 400 milliards d’euros. La monnaie en circulation est par contre de l’ordre de 5 000 milliards d’euros.

La petite histoire ci-après racontĂ©e par AndrĂ© Hunebelle dans le journal la Flèche (17/03/39) permet de se rendre compte Ă  quelle point l’ensemble de notre système monĂ©taire repose avant tout sur des croyances. En ces temps de secousses monĂ©taire, il est bon de rappeler comme le fait le ministre de conte de fĂ©e que  « la sagesse consiste, non Ă  entasser des lingots dans des caves, mais Ă  produire abondamment toutes les vraies richesses et Ă  les rĂ©partir avec intelligence afin d’en permettre la consommation.

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Crise de la zone euro, les ambiguités du nouveau plan de sauvetage de la Grèce

Le 22 juillet 2011 - 21:30 | 5 commentaires

Depuis plus d’un an et demi maintenant la zone euro est prise dans la tourmente des marchĂ©s. Après la Grèce, l’Irlande puis le Portugal ont vu les taux d’intĂ©rĂŞt de leurs obligations atteindre des niveaux inconnus jusque lĂ  dans les pays « dĂ©veloppĂ©s » Ă  tel points que ces pays ne peuvent plus emprunter sur les marchĂ©s. L’Italie et l’Espagne semblent suivre le mĂŞme chemin faisant craindre une contagion Ă  l’ensemble des pays de la zone euro.

MalgrĂ© l’urgence, les nĂ©gociations europĂ©ennes Ă©taient bloquĂ©es depuis plusieurs semaines sur l’adoption d’un second plan d’aide Ă  la Grèce (après celui de 110 milliards de dollars accordĂ© en mai 2010). Un des principaux points d’achoppement portait sur la volontĂ© de l’Allemagne de restructurer la dette grecque en faisant participer le secteur privĂ© Ă  laquelle s’opposait la BCE soutenue par la France. Toute restructuration aurait, en effet, Ă©tĂ© assimilĂ©e par les agences de notation Ă  un dĂ©faut de paiement menaçant le système bancaire europĂ©en (1) ainsi que les autres pays en difficultĂ©. Lors du sommet du 22 juillet, les chefs d’Etats et de gouvernement de la zone euro et les institutions europĂ©ennes sont parvenus Ă  dĂ©bloquer la situation. Retour sur les derniers Ă©vĂ©nements et analyse

Lire la dĂ©claration du 21 juillet des chefs d’État ou de gouvernement de la zone euro et des institutions de l’UE.

 

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