Mettre la création monétaire au service de la transition écologique, économique et sociale

Le 11 janvier 2012 - 16:03 | Commentaires fermés

 

Retrouvez ci-après l’article prĂ©sentant notre proposition paru dans la revue l’Ă©conomie politique en novembre 2011.

Comment financer la transition écologique et sociale de notre société ? Cette question essentielle ne semble plus à l’ordre du jour, tant c’est la crise financière, économique et désormais monétaire qui domine l’actualité. Après l’effondrement bancaire en 2008, la récession en 2009, nous traversons depuis 2010 l’acte III de la crise : celui de la dette publique. L’acte IV se dessine avec les actuelles difficultés des banques européennes. Retour à l’acte I alors ? Non, car désormais les Etats ne sont plus là pour sauver les banques et n’ont même plus la capacité budgétaire d’amorcer une relance de l’activité. La boucle est bouclée. Comment en sortir ?

La Fondation pour la nature et l’homme souhaite, par sa proposition, contribuer au débat vers un autre futur possible. Il s’agit de permettre aux Etats européens de se financer de nouveau auprès de leur banque centrale pour mettre en œuvre un plan d’investissements dans la transition économique, écologique et sociale. Cette proposition, si elle était portée par notre gouvernement et discutée au niveau européen, permettrait de « décongeler » le débat sur la monnaie, enjeu démocratique majeur, après quarante ans de pensée unique sur le sujet. Elle constituerait une alternative crédible à l’orthodoxie budgétaire et monétaire prônée par l’Allemagne.

Télécharger notre article en format pdf.

 

Commentaires fermés
Commentaires fermés

Avant de laisser un commentaire, lisez notre charte

De la lecture pour les fĂŞtes de fin d’annĂ©e

Le 22 décembre 2011 - 17:02 | Commentaires fermés

 

Bonjour Ă  tous,

Petit message pour vous dire que le blog sera fermĂ© jusque dĂ©but janvier pour cause de fĂŞte de fin d’annĂ©e. Je vous souhaite donc Ă  tous de bonnes fĂŞtes malgrĂ© la conjoncture pour le moins inquiĂ©tante.

Si vous ĂŞtes en peine d’idĂ©es pour le repas de fĂŞte, vous pouvez consulter sur le blog de la Fondation pour la Nature et l’Homme une vidĂ©o pour prĂ©parer un repas de fĂŞte « Ă©colo ».

Enfin, un peu de lecture avec des articles sur les sujets qui nous intéressent.

Bonnes fĂŞtes !

Marion

(Lire la suite…)

Commentaires fermés
Commentaires fermés

Avant de laisser un commentaire, lisez notre charte

Le jeu rend accroc…la lutte contre l’inflation aussi

Le 7 décembre 2011 - 10:22 | Commentaires fermés

Par François Carlier, Ă©conomiste, membre du groupe de travail sur la finance mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme

D’aucuns s’en souviennent, j’ai entamĂ© une brillante carrière de banquier central en participant au jeu en ligne economia de la BCE. Me hissant au sommet du podium, j’ai appris petit Ă  petit que le taux de chĂ´mage ne comptait pas, que l’objectif essentiel Ă©tait de maintenir constamment l’inflation sous le 2 % et que l’instrument unique rĂ©sidait dans la manipulation du taux d’intĂ©rĂŞt. (voir l’article de François Carlier « La BCE m’a Ă©lu banquier central de l’annĂ©e« ).
Après un été fiévreux consacré à cette cible de 2 %, ma soif de stabilité des prix avait besoin d’être alimentée. Et mon début d’addiction fut satisfait par le nouveau jeu en ligne de la BCE, inflation Island.

Moins ludique que le précédent, celui ci propose une découverte et un questionnaire qui, en substance, explique que l’inflation représente le mal absolu en toutes circonstances. A travers des séquences sur un chantier, au supermarché, chez un ménage ou dans une banque on découvre qu’un monde avec une inflation modéré est le meilleur des mondes. Le parti pris, effectivement très huxleyien, consiste à dire que lutter contre l’inflation permet d’offrir de la « stabilité » et de « la visibilité », facteurs qui permettent …de tout avoir : croissance, emploi et bonheur notamment.

On est quelque peu surpris par la tonalité générale du discours alors même que l’époque connaît de violentes secousses. Par ailleurs, certains détails étonnent. Par exemple, les emprunteurs (ici l’Etat pour financer sa dette et un particulier qui achète sa maison) se réjouissent d’une faible inflation. On se prend à penser qu’une inflation un peu soutenue fait au contraire baisser le taux réel (ie : le taux nominal défalqué de l’inflation) et donc le coût d’emprunt. L’argument du jeu consiste à dire qu’à inflation faible correspond des taux d’intérêt nominaux très bas. Autrement dit, plus l’inflation est maitrisée et plus les taux réels seraient bas.  Mais, le jeu comporte bien un bug car au final, au moins pour les particuliers, les taux d’intérêt réels de la zone euro (grosso modo de deux ou trois points en moyenne sur la dernière décennie) sont historiquement élevés.

Un peu décontenancé par ce bug je continue à naviguer dans le jeu qui nous fait assister à des séances de cinéma consacrées aux crises d’hyper inflation dans l’Allemagne des années 1920  et au Zimbabwe des années 2000. A ce moment, la lumière se fait : si je n’adhère pas aux préceptes simples et apaisés de la BCE, si des doutes venaient à m’envahir et à me faire tourner le dos à la vérité, je vivrais  alors comme ces habitants du Zimbawe avec des brouettes de billets et des rayons de supermarchés vides.

Une telle perspective finit de lever les quelques hésitations qui ont pu poindre et, à l’issue de ce parcours initiatique, je comprends que l’addiction envers la lutte contre l’inflation est bonne pour la santé.

Commentaires fermés
Commentaires fermés

Avant de laisser un commentaire, lisez notre charte

Revue de presse : quand le dogme monétaire se fissure

Le 2 décembre 2011 - 13:02 | Commentaires fermés
En mars dernier nous avons soumis à la discussion la première version de notre proposition
Financer l’avenir sans creuser la dett
e qui propose que les Etats europĂ©ens puissent de nouveau se financer auprès de leur Banque centrale afin de lancer un plan d’investissement dans la transition Ă©cologique, Ă©conomique et sociale. A cette Ă©poque, la crĂ©ation monĂ©taire Ă©tait encore un sujet tabou. De telles idĂ©es recevaient alors immĂ©diatement une fin de non recevoir : cela dĂ©clenchera de l’inflation, l’Allemagne ne voudra jamais, c’est contraire aux traitĂ©s europĂ©ens… 

Depuis, crise de la zone euro oblige, le contexte a bien changĂ© d’une part dans la pratique (les banques centrales y compris la BCE ont crĂ©Ă© de la monnaie dans des proportions inconnues jusque lĂ ) et d’autre part dans le discours de nos Ă©conomistes. Vous retrouverez ci-après une petite revue de presse d’articles Ă©conomiques Ă©voquant, sans complexe, l’idĂ©e de la crĂ©ation monĂ©taire des Banques centrales.

Cependant, si ce sujet n’est dĂ©sormais plus tabou, nous n’avons pas encore atteint notre objectif. Les Ă©conomistes envisagent, en effet, principalement l’intervention de la BCE pour acheter des titres publiques sur le marchĂ© secondaire et Ă©viter, ainsi, que les taux d’intĂ©rĂŞts auxquels les Etats empruntent ne s’envolent. Nous proposons que la crĂ©ation monĂ©taire de la BCE soit utilisĂ©e pour financer des projets concrets (rĂ©novation des thermique des logements sociaux, investissement en R&D dans les eco-technologies, infrastructures de transport en commun, transformation de notre agriculture). Cela permettrait Ă  la fois de crĂ©er des emploi et de l’activitĂ©, dès aujourd’hui, d’Ă©viter de subir le renchĂ©rissement des prix liĂ© Ă  la  rarĂ©faction des ressources naturelles et en particulier des Ă©nergies fossiles, et enfin de prĂ©parer la nĂ©cessaire de transition de notre Ă©conomie afin de la rendre plus soutenable.

(Lire la suite…)

Commentaires fermés
Commentaires fermés

Avant de laisser un commentaire, lisez notre charte

CrĂ©er de la monnaie oui mais pour financer l’avenir

Le 23 novembre 2011 - 12:47 | 3 commentaires

Par Marion Cohen, pilote du groupe de travail sur la finance mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme

Dans un rĂ©cent article, Patrick Artus, note que la liquiditĂ© mondiale est de plus en plus incontrĂ´lĂ©e (Flash Economie n°759 – oct2011). Ce phĂ©nomène correspond Ă  diffĂ©rents objectifs poursuivis par les Banque centrales : faire repartir l’Ă©conomie, rachat des actifs que les investisseurs privĂ©s ne veulent plus dĂ©tenir, Ă©viter l’apprĂ©ciation du taux de change… Pour un Ă©conomiste, ces diverses raisons sont comprĂ©hensibles et relèvent des outils de la politique monĂ©taire. Pour un non Ă©conomiste, c’est moins clair. Il ressort, en effet, essentiellement de cette analyse que la crĂ©ation monĂ©taire est mise au service de la monnaie elle-mĂŞme afin d’agir indirectement sur l’activitĂ© Ă©conomique.

En pĂ©riode de resserrement du crĂ©dit, d’omniprĂ©sence des politiques de rigueur (baisse des salaires, des retraites, des prestations sociales, dĂ©construction des services publiques…), d’absence quasi totale de financement pour les projets de la nĂ©cessaire transition Ă©cologique de notre Ă©conomie, il semblerait beaucoup plus efficace de mettre directement la crĂ©ation monĂ©taire au service des projets concrets.

(Lire la suite…)

Avant de laisser un commentaire, lisez notre charte

Crise de la zone euro : l’accord européen du 27 octobre déjà caduc ?

Le 1 novembre 2011 - 19:59 | 1 commentaire

Par Marion Cohen, pilote du groupe de travail sur la finance mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme

Dans la nuit du 26 au 27 octobre, les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro se sont mis d’accord sur un énième plan pour tenter d’enrayer la crise de la zone euro. Cet accord à un arrière goût de déjà vue. De nombreuses mesures correspondent, en effet, à un approfondissement de celles décidées le 21 juillet dernier auxquelles s’ajoute la volonté de recapitaliser les banques européennes très chahutées sur les bourses depuis l’été.

Tandis que la rĂ©cession menace en Europe l’accent est toujours mis sur l’austĂ©ritĂ©. Rien n’est vĂ©ritablement envisagĂ© pour relancer l’activitĂ© et l’idĂ©e d’avoir officiellement recours Ă  la BCE pour aider Ă  la sortie de crise a Ă©tĂ© catĂ©goriquement Ă©cartĂ©e par l’Allemagne. Les enjeux sociaux et Ă©conomiques sont une fois de plus sacrifiĂ©s sur l’autel de l’orthodoxie monĂ©taire. Peut-ĂŞtre est-ce ainsi qu’il faut interprĂ©ter la dĂ©cision du premier ministre grec de soumettre l’accord Ă  un rĂ©fĂ©rendum populaire en janvier prochain.

Télécharger l’accord en français

Image : Drapeau de l’Europe – Jahovil sur Flickr

(Lire la suite…)

Avant de laisser un commentaire, lisez notre charte

A lire : Contre la crise créer de la monnaie

Le 27 septembre 2011 - 12:32 | 3 commentaires

Dans leur article « Contre la crise crĂ©er de la monnaie« , StĂ©phane Hallegatte et Julie Rozenberg, Ă©conomistes, explorent la voie non conventionnelle de sortie de crise que serait la crĂ©ation monĂ©taire. Ils commencent par expliquer de façon très claire pourquoi les politiques de rigueurs sont contreproductives pour atteindre leur objectif affichĂ©, rĂ©duire les dĂ©ficits et les dettes publics. Ils proposent, ensuite, plutĂ´t qu’un dĂ©faut des Etats (aux consĂ©quences dĂ©vastatrices du fait des faillites bancaires que cela provoquerait), de mener une stratĂ©gie de dĂ©cote des dettes : les banques centrales rachèteraient (par crĂ©ation monĂ©taire) les dettes publiques en ne remboursant qu’en partie les crĂ©anciers (afin qu’ils participent Ă©galement Ă  l’effort collectif).

Les auteurs dĂ©cortiquent ensuite le « risque inflationniste« , première objection Ă  leur proposition. A court terme, ce risque est très faible car « les capacitĂ©s de production et l’emploi restent très sous-utilisĂ©s« . A moyen terme, une inflation contrĂ´lĂ©e pourrait avoir un impact positif en « diminuant les montants rĂ©els des dettes de tous les acteurs Ă©conomiques » (Ă  condition d’ĂŞtre attentifs Ă  la façon dont se distribueront les pertes). Ils notent, de plus, que l’inflation pourrait permettre de rĂ©duire la diffĂ©rence de compĂ©titivitĂ© entre les pays du nord et du sud de l’Europe car elle serait plus importante dans les pays du nord (oĂą les capacitĂ©s de production sont plus employĂ©es que dans les pays du sud).

Enfin, la crĂ©ation monĂ©taire pourrait redonner des marges de manoeuvre aux Etats pour investir dans l’Ă©conomie. Les auteurs parlent alors de « consommateur en dernier ressort » : quand la consommation privĂ©e faiblit, la consommation publique peut prendre le relais. D’après les auteurs, cette confiance dans la capacitĂ© des Etats Ă  intervenir a permis d’Ă©viter un effondrement gĂ©nĂ©ralisĂ© en 2008 mais n’existe plus aujourd’hui. C’est une des causes de l’effondrement des cours de bourse. Les auteurs concluent sur la nĂ©cessitĂ© Ă  moyen terme de renforcer la coordination europĂ©enne et de mettre en place des « institutions fĂ©dĂ©rales disposant d’une lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique Ă©tablie« .

Si nous partageons nombre des points de cette analyse, nous souhaitons insister sur un point en particulier. Il ne s’agit pas pour nous de se servir de  la crĂ©ation monĂ©taire  pour rembourser les dettes mais bien de la flĂ©cher vers un plan d’investissement dans la transition Ă©cologique, Ă©conomique et sociale. C’est l’objet de notre proposition Financer l’avenir sans creuser la dette.

Avant de laisser un commentaire, lisez notre charte

Lettre de motivation pour le poste de chef Ă©conomiste de la BCE

Le 22 septembre 2011 - 8:59 | Commentaires fermés

Monsieur le Président,

L’annonce par voie de presse de la vacance du poste de chef économiste de la Banque centrale européenne a attiré toute mon attention.
Travailler dans une institution qui pourrait un jour utiliser le pouvoir qui est le sien, la création monétaire, et servir un objectif de long terme, financer l’investissement pour l’écologie, est une ambition à laquelle j’adhère avec détermination et enthousiasme.
Mon parcours professionnel n’est pas tout à fait analogue à celui du précédent chef économiste, je n’ai donc pas travaillé de longues années au ministère allemand de l’économie puis occupé deux mandats de vice président de la Bundesbank. Contrairement au futur président de votre institution, je n’ai pas non plus travaillé chez Goldman sachs.
Ma démarche, fondée sur un mode projet, consiste plutôt à remarquer que les services économiques de la BCE ont utilement analysé le lien entre inflation et création monétaire mais qu’il se sont arrêtés à l’année 1990. Il parait important de poursuivre ce travail pour les deux dernières décennies qui montrera probablement que ce lien est très distendu. La possibilité de monétiser la dette sans créer une forte inflation constitue alors une opportunité stratégique que la BCE pourrait saisir.

C’est avec dynamisme que je vous fais ainsi part de ma candidature pour ce poste de chef économiste. Restant à votre disposition, je vous prie de croire, monsieur le Président, en l’expression de mes salutations respectueuses.

François Carlier, Ă©conomiste, membre du groupe de travail « Financer l’avenir » mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme

Commentaires fermés
Commentaires fermés

Avant de laisser un commentaire, lisez notre charte

Crise de la zone euro : quand les solutions innovantes seront-elles mises en oeuvre ?

Le 12 septembre 2011 - 14:53 | 2 commentaires
Enième épisode de la crise financière, celle de la dette publique tant en Europe qu’aux USA,  est telle qu’elle pourrait conduire l’économie occidentale dans les pires difficultés.Suite à la crise des subprimes, une fenêtre d’opportunité s’était pourtant ouverte pour modifier les déséquilibres de la finance globalisée. Malgré plusieurs rendez vous internationaux, et une ambition affichée des gouvernements de réformer en profondeur la sphère financière, les récents évènements montrent que peu de choses ont changé.

Aujourd’hui, les Etats semblent plus que jamais pris dans la tourmente des marchĂ©s comme en tĂ©moigne notamment l’impuissance qui semble se dĂ©gager du dernier G7. C’est particulièrement vrai en Europe oĂą hors de l’austĂ©ritĂ© aucune piste n’est envisagĂ©e. Il est plus que temps de replacer sur le devant de la scène des projets d’avenir qui font sens afin de susciter l’Ă©lan collectif nĂ©cessaire pour sortir de la crise.

 

 

(Lire la suite…)

Avant de laisser un commentaire, lisez notre charte

Les mots de la crise

Le 12 septembre 2011 - 14:46 | 2 commentaires

Retrouvez ici un glossaire qui sera actualisé au fur et à mesure des mots de la crise rencontré dans les différents articles.

 

FESF (Fonds européen de stabilité financière).

Le FESF a Ă©tĂ© crĂ©Ă© au printemps 2010 pour une durĂ©e de 3 ans, sous la pression des Ă©vĂ©nements,  afin d’apporter un soutien Ă  la Grèce.  Il a pour objet d’aider les pays en difficultĂ© en leur accordant des prĂŞts Ă  des taux moindres que ceux exigĂ©s par les marchĂ©s. DotĂ© de 440 milliards d’euros, il est garanti par l’ensemble des pays de la zone (proportionnellement Ă  leur quote part au capital de la BCE) ce qui pour l’instant revient Ă  avoir la garantie des pays jugĂ©s les plus «sĂ»rs» tels la France et l’Allemagne.

Une fois que l’accord sur le second plan de sauvetage de la Grèce (21 juillet 2011) aura Ă©tĂ© adoptĂ© par les Parlements nationaux, le pouvoirs du FESF devraient Ă©tĂ© Ă©tendus.  Il pourra  1/ prĂŞter Ă  titre prĂ©ventif aux Etats 2/financer la recapitalisation des banques via un prĂŞt Ă  l’Etat concernĂ© 3/acheter des dettes publiques sur le marchĂ© secondaire après analyse de la BCE et sous condition d’unanimitĂ© des gouvernements de la zone euro.

Il est prĂ©vu de remplacer  le FESF qui arrivera Ă  Ă©chĂ©ance en juin 2013 par un MĂ©canisme europĂ©en de stabilitĂ© (MES) dotĂ© d’une capacitĂ© d’emprunt de 500 milliards d’euros. Cela nĂ©cessitera auparavant une rĂ©vision du traitĂ© de Lisbonne afin de contourner la clause du « no bail out » qui interdit aux institutions europĂ©ennes et aux États membres de prendre en charge les engagements financiers d’un des États de l’UE.  Une procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e de rĂ©vision du traitĂ© est en cours et devrait aboutir pour le 1er janvier 2013.

MarchĂ© primaire – marchĂ© secondaire

Le marchĂ© primaire est celui oĂą l’investisseur achète un titre directement Ă  l’émetteur. Dans la vie d’un titre, cela n’arrive donc qu’une fois. Le marchĂ© secondaire est celui oĂą l’investisseur achète non Ă  l’émetteur mais Ă  un Ă©pargnant qui possĂ©dait un titre Ă©mis antĂ©rieurement.

 

La monnaie fiduciaire

La monnaie fiduciaire (de « fidus », confiance en latin) dĂ©signe les billets de banques. Elle est Ă©mise directement par la banque centrale et mise en circulation par les banques de dĂ©pĂ´ts. Dans la zone euro, en juillet 2011, les billets de banque en circulation reprĂ©sentaient 816,3 milliards d’euros. Source : BCE

 

La monnaie scripturale

Il s’agit de la monnaie inscrite sur les comptes courants que vous avez en banque. Elle n’est pas matĂ©rialisĂ©e sous une forme physique (comme la monnaie fiduciaire) mais par une Ă©criture sur le compte de celui qui possède cette monnaie.Auparavant tenues sur les registres des banques, ces Ă©critures sont maintenant gĂ©rĂ©es par informatique. La monnaie scripturale circule entre les agents Ă©conomiques grâce Ă  des moyens de paiement (carte bancaire,  virements bancaires, chèques).

 

Quantitative easing ou détente quantitative

Le Quantitative easing (QE) ou assouplissement quantitatif est une politique monĂ©taire dite non conventionnelle dĂ©veloppĂ©e par les Banques centrales. Elle consiste Ă  acheter des bons du trĂ©sor ou d’autre titre financiers sur le marchĂ© secondaire. La Banque centrale injecte ainsi de l’argent dans l’Ă©conomie. Depuis le dĂ©but de la crise les Etats-Unis ont lancĂ© deux opĂ©rations QE1 et QE2 pour un montant total de 900 milliards de dollars. PoussĂ©e par les Ă©vĂ©nements la BCE a Ă©galement menĂ© des politiques de ce type (de mai 2010 Ă  dĂ©but 2011 afin de soutenir le cours des titres publics de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal puis en aoĂ»t  2011 pour soutenir les bons du trĂ©sor italiens et espagnols).

 

 

 

Tags : | |
Catégories : Comprendre

Avant de laisser un commentaire, lisez notre charte

« Page précédente | Page suivante »