Bienvenue sur le blog « Financer l’avenir » : propositions et débats sur l’innovation financière.

Le 25 mai 2011 - 9:00 | 12 commentaires

Notre ambition : porter des propositions dans le débat public pour financer la transition économique, écologique et sociale de notre économie

Au cours de ce siècle nous devrons bifurquer vers une société qui, loin de se focaliser sur l’opulence matérielle, tendrait à la recherche de l’épanouissement humain dans la limite des ressources disponibles sur notre planète. Un plan de transition écologique, économique et sociale est donc nécessaire pour réorienter notre modèle économique. Une des dimensions essentielles de ce plan sera de trouver des ressources pour financer les investissements écologiques, la baisse radicale de notre dépendance à l’énergie et l’apport de solutions à la crise sociale.
Seulement, comment trouver ces financements quand les acteurs bancaires et financiers sont focalisés sur le rendement de court terme et que le secteur public est paralysé par le mur de la dette ?
La Fondation pour la Nature et l’Homme fondée par Nicolas Hulot en 1990 anime ce blog afin de faire émerger des propositions d’innovations financières pour résoudre le problème du financement du long terme.

Première proposition : l’emprunt à la banque centrale pour financer l’avenir sans creuser la dette publique

En mars 2011, la Fondation a émis une première proposition. Elle consiste à rétablir la possibilité pour les Etats européens d’emprunter à taux nul ou très faible auprès de leur banque centrale. Ils seraient ainsi libérés des « humeurs » des marchés  et pourrait, enfin, investir dans la transition sans alourdir la charge de la dette. Cet outil « non conventionnel » de financement a été mobilisé pour sauver les banques et est aujourd’hui couramment utilisé dans le monde pour le secteur public (aux Etats-Unis par exemple).

Regardez la vidéo présentant l’idée en quelques minutes :



Interview d’Alain Grandjean, membre du Comité de Veille Ecologique

Le dispositif a été présenté et discuté lors d’un séminaire de réflexion organisé par la Fondation le 30 mars :

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12 commentaires

  1. C’est psychologiquement tentant … financer sans creuser la dette ! C’est beau comme de l’antique ! Mais pour cela il faut:

    -Penser que « creuser sa dette » est une expression négative, alors qu « emprunter auprès de la banque centrale » ne l’est pas … mais dans les deux cas il s’agit bien d’un emprunt (on ne creuse pas sa dette, on se contente de l’augmenter puisque le montant des capitaux dûs augmente). c’est peut être plus « vendeur » mais la réalité sous jacente est la même.

    -Ne pas se demander d’où viennent les fonds de la BCE et qui in fine va garantir leur provenance et surtout son remboursement des capitaux empruntés ?Faire croire que les martiens, habitants de sirius ou bien les chinois vont venir avec pleins de capitaux pour renflouer la BCE est pour le moins utopique voire totalement illusoire.

    Il n’y a pas de « mur de la dette » qui « paralyse » les entités endettées (personnes, entreprises, pays), il n’y a qu’un recours excessif à la dette,, c’est à dire d’argent dont on ne dispose pdétOn n’est jamais « paralysé par le mur de la dette »

    Commentaire by stovall | Le 3 juin 2011 - 12 h 15 min

  2. Bonjour Tannie et merci de votre commentaire,
    La différence majeure entre les deux situations que vous évoquez réside précisément dans l’organisme auprès duquel l’Etat emprunte. S’il le fait auprès des marchés financiers, comme c’est le cas actuellement, l’Etat doit payer des taux d’intérêt qui renchérissent énormément le coût de la dette. Ainsi, une grande partie de la dette actuelle de la France est liée au fait que, dans un contexte de croissance molle, l’Etat a du emprunter chaque année pour payer les intérêts. C’est ce qu’on appelle l’effet boule de neige (détaillé dans l’annexe 6 de notre document de proposition). Nous proposons que l’Etat puisse emprunter à la banque centrale afin que les taux d’intérêt soient nuls ou très faibles. Il s’agirait dans ce cas du taux de refinancement c’est-à-dire du taux auquel les banques de second rang (les banques privées) empruntent à la banque centrale : ce taux est d’environ 1%. Par ailleurs, l’Etat étant le principal actionnaire de la banque de France : les taux d’intérêts payés par l’Etat retourneraient en grande partie au Trésor public sous forme de dividende par exemple.
    Sur votre second point, les banques centrales peuvent créer de l’argent. Il n’est donc pas besoin de se demander d’où vient cet argent : il est tout simplement créé ex nihilo. N’oublions pas que c’est très exactement ce que font les banques de second rang quand elles accordent un prêt à un ménage, une entreprise ou aux collectivités publiques. Je vais bientôt faire un article sur ce sujet mais en attendant pour en savoir plus vous trouverez des ressources sur le wiki monnaie. Bien sûr, le volume global de création monétaire doit être encadré afin d’éviter les dérives mais n’est-il pas préférable de créer de la monnaie pour financer des investissements productifs permettant d’amorcer la transition écologique, économique et sociale plutôt que de le faire pour alimenter les bulles financières comme cela a souvent été le cas au cours de la dernière décennie ? Enfin, le « mur de la dette » est bien sûr une expression qui a l’avantage d’être assez parlante : les Etats sont bien paralysés par leur endettement excessif. Il suffit pour s’en convaincre de constater que partout en Europe le mot d’ordre est désormais la rigueur ce qui se manifeste par des plans d’austérité visant à réduire les dépenses sociales, les services publics et l’investissement. Dernier élément, nous proposons, au niveau comptable, de sortir les investissements de transition du calcul du déficit en les traitant comme des immobilisations à l’instar de la comptabilité d’entreprise et en les amortissant sur des durées économiques à préciser. De même, nous proposons d’isoler le plan d’investissements du calcul de l’endettement public car les intérêts, nuls ou très faibles, n’alourdiraient pas la charge de la dette. (pour en savoir plus sur ce point voir notre foire au questions)

    Commentaire by Marion | Le 5 juin 2011 - 12 h 16 min

  3. En attendant l’ agence publique d’investissement développer un fond de dotation citoyen et solidaire par le web 2.0
    Faire solidaire
    Si la comédie humaine stimule par l’émotion une personne du jeune à l’ancien(ne) à être producteur d’un ou plusieurs artistes ou soutien financier comme donateur d’ONG ( voir le développement des plateformes communautaires artistiques et musicales, l’expérience de Babyloan, d’Entrepreneurs du Monde et bien d’autres comme Terres de liens jusqu’au Teléthon ) il me semble que demain nous pouvons construire une économie plus humaine en donnant la possibilité à ces mêmes personnes et à bien d’autres surement, de soutenir, en étant producteur social de la créativité sociale, toutes les activités sociales et utiles de demain pour nous et surtout pour nos enfants dans nos territoires.

    Si l’émotion de la musique provoque cette adhésion, l’émotion sociale de l’équité, de la solidarité , de l’échange et du partage dans les activités humaines pour se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner, se déplacer, se former, s’informer, se distraire, se sécuriser, s’organiser, s’administrer afin de communiquer et vivre ensemble au sein de chaque territoire du Nord comme au Sud, doit pouvoir s’apprendre, s’expérimenter, s’exercer et s’épanouir et sera surement le moteur d’une économie moins inhumaine demain .

    Avec le Web 2.0 et d’autres systèmes numériques à venir, les jeunes sont notre avenir, nous, nous sommes les passeurs. Nos assistons au quotidien à la demande et à l’expansion du Don sans contre-don et çà marche, peut-être pouvons nous passer à l’apprentissage de l’échange réciproque dans l’économie réelle. Développer la mutualisation c’est encore à expérimenter !

    FAIRE Solidaire un fond de dotation citoyen et solidaire
    Ce fond de dotation au moyen d’un site NTIC doit permettre à toute personne physique ou morale de donner en espèces et de les dédier ou non à une a une structure sociale de leur choix pour qu’elle développe un projet ou une action d’utilité sociale et économique locale. Avec un fond de dotation collectif et solidaire, il me semble que nous pouvons passer d’une logique caritative à une logique citoyenne et mutuelle pour créer un développement endogène social et solidaire.

    Les fonds de dotation ont été conçus comme un outil de collecte de fonds privés dans le but de renforcer et développer la philanthropie des particuliers et des entreprises pour des missions d’intérêt général. Ce fond de dotation citoyen et solidaire à la volonté d’être opérationnel dans sa mission de préparer l’avenir écologique et solidaire en associant financement et développement.

    Modèle économique du fond de dotation Où va l’argent récolté ?
    100 € →fond de dotation solidaire → 10 € de dotation au capital du fonds (recommandé par le législateur)
    → 90 € affectés aux ressources → 90 € investissement dans des projets par convention de mise a disposition mutualiste auprès de porteurs de projet. Au delà des dix ans la convention s’éteint et les investissements pourront encore participer à de la production où seront devenus obsolètes.

    En contrepartie de cette mise à disposition mutualiste de fonds d’investissement chaque porteur de projet devra contribuer :
    → contribution mutualiste 2 % du montant alloué / an frais de fonctionnement du fond sur 10 ans
    – contribution à un système mutualisé de recherche et développement et de formation au fond de dotation ou délégué par mission à hauteur de 2 % par an du montant alloué sur 10 ans.
    — Contribuer à re-capitaliser des moyens collectifs de production sociale et d’utilité sociale et d’intérêt général au sein du fond de dotation par contribution mutuelle de développement à raison de 6 % du montant alloué par an sur 10 ans.
    Le fond de dotation commun au de là des 10 Ans et jusqu’à 40 ans
    La recapitalisation du fond par contribution mutuelle de développement se fera donc au bout de 10 ans à hauteur de 54 euros ( 6% de 90 euros par an pendant 10 ans). Ces moyens financiers seront remis dans le circuit de la mise à disposition mutuelle selon les mêmes modalités citées ci-dessus auprès d’associations usagers qui n’obtiendraient pas d’appui de la part des donateurs. Dans ce cas c’est un
    Incidence de développement
    Les 100 euros en 40 ans permettent de soutenir 90 euros d’investissement et la création d’un nouveau capital de 99 euros. Sur 40 ans soit 2,48 euros création par an.
    Les 100 euros en 40 ans permettront la création de 37,8 euros de recherche mutualisé soit 0,95euros de moyen de R et D par an.
    Les 100 euros, en 40 ans permettront de créer 7,20 euros en dotation capital supplémentaire au fond de dotation.

    Commentaire by Emile Beucher | Le 7 juin 2011 - 10 h 52 min

  4. [...] les 46 pages en ligne  http://financerlavenir.fnh.org/propositions/financer-lavenir-proposition-et-debat-sur-linnovation-fi... Ou les télécharger en pdf  [...]

    Ping by 190 – Financer l’avenir « Plus loin que Jorion | Le 17 juin 2011 - 9 h 57 min

  5. [...] étant exsangue, il faudra recourir à  des solutions vraiment innovantes (voir le blog de notre proposition “Financer l’avenir sans creuser la dette” et les posts sur le sujet, ici, là et là). Ensuite il faudra favoriser le développement des [...]

    Ping by Sortir du nucléaire en France : quelle gouvernance, quel financement ? | Le site d'Alain Grandjean | Le 30 juin 2011 - 11 h 33 min

  6. Bonjour, oui, proposition tout à fait intéressante et qui recoupe plusieurs des titres que j’ai publiés, parmi lesquels: LA DETTE PUBLIQUE, UNE AFFAIRE RENTABLE, et UNE MONNAIE NATIONALE COMPLEMENTAIRE, d’André-Jacques Holbecq et Philippe DERUDDER voir sur mon blog http://www.yvesmichel.org
    Cordialement, Yves MICHEL éditeur

    Commentaire by Yves MICHEL | Le 20 juillet 2011 - 16 h 03 min

  7. Merci de cette information. Nous connaissons bien André-Jacques Holbecq puisqu’il fait partie du groupe de travail que la Fondation a mis en place.

    Commentaire by Marion | Le 20 juillet 2011 - 16 h 56 min

  8. Bonjour,
    Bravo et merci pour ce formidable travail. Découverte en ce mois d’août anxiogène et tempêtueux, votre proposition donne vraiment envie d’agir.
    Savez-vous si des candidats aux présidentielles s’en sont déjà emparés ? Croyez-vous qu’ils en soient seulement capables, ce qui supposerait de faire leur deuil d’un PIB dopé au carbone ?
    Si votre plan d’actions est adopté par la France, puis par l’Europe, le croyez-vous assez fort pour permettre un jour aux Etats de rembourser aussi la dette actuelle ? Sinon, ce serait grave, docteur ?

    Commentaire by Didier Pouvreau | Le 15 août 2011 - 16 h 55 min

  9. Bonjour,
    Exercice de détournement de votre proposition : plutôt que de batailler, notamment contre l’Allemagne, pour obtenir la possibilité d’emprunter auprès de la BCE, la France sort de l’euro. Plus personne ne l’empêche alors d’emprunter (des francs) auprès de sa propre banque centrale pour réaliser les investissements qu’elle souhaite, non ?
    Je considère le repli national comme humainement et politiquement malsain, mais quels sont les arguments économiques que l’on peut apporter pour éviter qu’une telle tentation ne s’invite (elle a commencé à le faire) dans les débats des prochaines présidentielles ? Merci d’avance.

    Commentaire by Didier Pouvreau | Le 16 août 2011 - 21 h 36 min

  10. Bonjour Didier et merci de vos encouragements !
    Désolée pour les délais de réponse liés aux vacances loin des ordinateurs…
    1/ Pour ce qui est des candidats aux présidentielles certains abordent les questions monétaires surtout sur les extrêmes de l’échiquier politique mais en général cela s’accompagne d’une volonté de quitter l’euro. Par contre, ce sujet n’est pas à l’ordre du jour des autres candidats.
    2/ L’objectif de notre proposition c’est aussi de remettre sur le devant de la scène les vraies questions qui se posent à notre société. J’ai été frappée cet été par le fait que l’enjeu unique de toute politique économique aujourd’hui = le déficit, la dette, en clair l’argent. Pourtant, l’argent n’est qu’un moyen pas un objectif en soi. Les objectifs de notre société devraient plutôt être humains : préserver un climat favorable aux activités humaines, une biodiversité riche, réduire les inégalités, assurer à chacun la possibilité de s’épanouir dans la société, approfondir le lien social. Or tous ces enjeux sont aujourd’hui abordés de façon marginales quand il ne sont pas passés sous silence. Pour répondre plus directement à votre question. Notre proposition n’a pas vocation a résoudre tous les problèmes : c’est une des dimensions du vaste plan de transition que nécessitent notre économie et notre société. Ainsi, il sera notamment nécessaire en parallèle de réformer profondément notre fiscalité, d’adopter de nouveaux indicateurs et de revoir le mode de fonctionnement de nos institutions (sujets sur lesquels nous travaillons en parallèle). Pour ce qui est de la dette, notre proposition seule ne parviendra pas à résoudre ce problème mais c’est un des aspects de la solution puisque d’un côté elle marque un premier pas dans le sens d’une sortie du système actuel de l’argent / dette ( en gros le fait que toute création monétaire ne peut être issue que d’une dette ) et que les investissements que nous proposons devraient développer de l’activité économique et donc réduiire les déficits conjoncturels des Etats (plus de rentrée fiscales, moins de chômage).
    3/ Enfin sur la question de la sortie de l’Euro, un premier élément de réponse c’est que le franc seul sur les marchés serait beaucoup plus vulnérable que l’euro. Je vous répondrai plus tard de façon plus détaillée.

    Commentaire by Marion | Le 29 août 2011 - 10 h 01 min

  11. @Marion
    Vous écrivez  » 3/ Enfin sur la question de la sortie de l’Euro, un premier élément de réponse c’est que le franc seul sur les marchés serait beaucoup plus vulnérable que l’euro. Je vous répondrai plus tard de façon plus détaillée. »

    Je ne suis pas certaine; le franc prendrait son équilibre comme toutes les monnaies, sans doute vers une parité d’1,05 ou 1,10 f pour 1 euro si l’euro a survécu. Une attaque spéculative est difficile sur un pays aussi grand que la France, d’ailleurs, comment faisions-nous avant 2002 ?
    L’idéal serait que le franc entre dans une « monnaie commune » en tant que monnaie nationale, mais avec une parité politiquement fixée et révisable en fonction du commerce extérieur avec ses partenaires.

    Lordon dans son dernier papier sur son blog prône une émission monétaire directe de la BdF:

    Citation:
     » Si l’Espagne et l’Italie basculent, adieu Berthe ! L’EFSF saute comme un bouchon de champagne, la spéculation se déchaîne contre toutes les dettes souveraines, plus aucun dispositif ne peut l’enrayer, une série de défauts importants devient quasi-certaine, les systèmes bancaires européens, puis étasunien, s’écroulent dans un fracas qui fera passer la chute de Lehman pour une animation d’ambiance. Rendu à cette extrémité, il n’y a plus qu’une voie de recours : on ne sortira de pareil effondrement que par une opération de création monétaire inouïe et tout ça se finira dans un océan de liquidités.

    Incapables de faire face à leurs engagements de paiement interne, les Etats qui sont en déficit primaire se tourneront vers la banque centrale pour financer leur solde. Mais, sans même s’attarder à la lettre des traités, la BCE est-elle capable de répondre favorablement à une demande de ce genre ? Poser la question c’est y répondre. Tout l’habitus du banquier central européen s’y oppose. Dans ces conditions, les pays concernés reprendront barre sur leur banque centrale nationale, de fait extraite du SEBC (le Système Européen de Banques Centrales), pour lui faire émettre des euros en quantité ad hoc. A ce moment précis, constatant l’apparition dans la zone euro d’une source de création monétaire anarchique, affranchie des règles du SEBC, donc susceptible de mélanger ses euros impurs aux euros purs (et par là de les corrompre), l’Allemagne considérera que le point de l’intolérable a été atteint et, faute d’avoir les moyens d’exclure le(s) contrevenant(s) [9], jugera que sa propre conservation monétaire lui fait devoir de quitter les lieux. Fin du voyage pour l’euro, en tout cas dans sa forme originelle.

    Mais la création monétaire massive sera également nécessaire pour ramasser les banques effondrées, puisque cette fois-ci, par construction, il ne faudra pas compter sur les bonnes grâces des finances publiques… Recapitalisation et garantie des diverses catégories de dépôts (sous un certain plafond, par là doté de bonnes propriétés de justice sociale : il y a des très riches qui vont beaucoup perdre…) se feront par émission monétaire. »

    Commentaire by Sophie | Le 5 septembre 2011 - 6 h 34 min

  12. [...] le texte de notre proposition (ainsi qu’une présentation en [...]

    Ping by Mercredi 21 mars : le colloque « L’économie publique au service de la transition énergétique » | Le site d'Alain Grandjean | Le 19 mars 2012 - 19 h 56 min

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