Sondage : les Français favorables à une régulation du secteur financier

Le 30 avril 2012 - 16:08 | Commentaires fermés

Début avril, la Fondation Nicolas Hulot a présenté les résultats d’un sondage mené à sa demande par la société Harris Interactive* portant sur le lien entre économie et écologie. La Fondation souhaitait en particulier tester auprès des Français un certain nombre de propositions émises dans son appel pour une reprise en main démocratique du système financier.

Voici quelques uns des résultats relevant d’opinion « globales »  :

- 55% des sondés estiment que le prochain président devra autant tenir compte de la crise économique que de la crise écologique.

- Six personnes sur dix jugent qu’une régulation du modèle financier et économique permettrait de contribuer à lutter contre la crise écologique (61% « efficace », dont 22% « très efficace »).

- Huit personnes sur dix jugent que le système financier actuel « n’est pas viable sur le long terme car il conduit à l’épuisement des ressources naturelles » (81% d’accord) et qu’il « doit être réglementé à l’échelle mondiale » (80% d’accord).

 

Voici les résultats sur les propositions :

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Téléchargez les résultats du sondage sur le site de Harris Interactive

* Enquête réalisée en ligne du 4 au 6 avril 2012. Echantillon de 1 399 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

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Soutenez notre appel pour une reprise en main démocratique du système financier

Le 13 avril 2012 - 9:22 | 2 commentaires

La Fondation Nicolas Hulot a lancé auprès des décideurs politiques et économiques un appel pour une reprise en main démocratique du système financier.

Vous pouvez soutenir  cet appel et vous  prononcer sur chacune des propositions qui l’accompagne.

 

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Les économistes atterrés organisent une journée d’étude sur la création monétaire

Le 23 mars 2012 - 10:27 | Commentaires fermés

En septembre 2010, quatre économistes (P. Askenazy, T. Coutrot, A. Orléan, H. Sterdyniak) ont lancé le « manifeste des  économistes atterrés » dénonçant le système économique et financier actuel et faisant des propositions pour le réformer. Rapidement cette initiative a connu un grand succès et plusieurs milliers de personnes (dont de nombreux économistes) ont signé ce manifeste. Les Economistes atterrés se sont alors organisés en association et publient régulièrement des analyses de la crise économique et financière.

Le 24 mars ils organisent une journée d’étude sur la création monétaire pendant laquelle 4 des participants au groupe de travail de la Fondation Nicolas Hulot sur la finance interviendront.

Programme :

10H-12H :  thème 1 – La nature de la monnaie, la création monétaire
12H-13H :  thème 2 – Monnaie et dette publique
14H-15H30 :  thème 3 – Monnaie et crise
15h30 -17h : thème 4 – Quelles réformes du système bancaire et financier ?

Retrouvez le programme détaillé et les intervenants sur la page suivante.

Lieu et date :  samedi 24 mars, de 10h à 17h, amphi 2B, Centre Panthéon,12 place du Panthéon, 75005 Paris

Pour préparer cette journée un appel à contribution écrite à été réalisé. Je vous signale en particulier les papiers de:

Thème 1 :

- Gaël Giraud : De la création monétaire

- Gabriel Galand : Une monnaie à garantie totale, une vieille idée qui fait son chemin

Thème 2 :  Alain Granjean : Transférer le bénéfice de la création monétaire à la puissance publique (il s’agit d’une présentation de notre proposition Financer l’avenir sans creuser la dette mise à jour au vu des événements de la crise de la zone euro )

Thème 4 :  Nicolas Bouleau : Comment inciter les acteurs à des liens responsables avec l’économie vécue?

 

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Participez à notre colloque sur « L’économie publique de la transition énergétique »

Le 29 février 2012 - 16:39 | Commentaires fermés

La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et l’Université Paris Sud organisent le 21 mars un colloque sur « L’économie publique de la transition énergétique ». Cet événement est organisé avec le soutien de la Caisse des Dépôts et de Réseau Ferré de France.

 

4 tables rondes pour débattre de la transition énergétique et de son financement

La transition écologique et sociale de nos sociétés nécessite des investissements aujourd’hui non financés, que ce soit par le secteur privé, dominé par le court terme ou par le secteur public, privé de moyens. En mai dernier, la Fondation Nicolas Hulot a proposé de redonner aux Etats européens la possibilité de se financer auprès de leur Banque centrale afin d’être en mesure d’investir dans l’avenir.

À l’occasion de ce colloque, la Fondation et l’Université Paris Sud souhaitent s’intéresser plus précisément aux investissements nécessaires pour financer la transition énergétique. Quels chantiers financer ? Comment le faire ? Deux questions auxquelles une dizaine d’experts tenteront de répondre lors de 4 tables rondes.

Parmi les intervenants

Alain Grandjean, Carbone 4 et expert de la Fondation ; Miren Lafourcade et Alain Rallet, professeurs d’économie à Paris Sud ; Bruno Marotte, Bouygues construction ; Laure Lampin, CIRED ; Alain Quinet, directeur général de RFF ; Jean-Guillaume Pelladan, Ademe…

Télécharger le programme

Informations pratiques

Nombre de places limité
INSCRIPTION AVANT LE 16 MARS : CLIQUEZ ICI

Date : mercredi 21 mars 2012 de 8h30 à 18h
Lieu : Faculté Jean Monnet – Université Paris-Sud – Faculté Jean Monnet – 54 Boulevard Desgranges, 92331 Sceaux – Salle Vedel

Vous y rendre en transport en commun : RER B – station Robinson

Vous y rendre en voiture

En savoir plus

Retrouvez notre proposition « Financer l’avenir sans creuser la dette ».

 

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A lire – « 20 propositions pour réformer le capitalisme » par Cécile Renouard et Gaël Giraud

Le 3 février 2012 - 19:38 | Commentaires fermés
Dirigé par Cécile Renouard et Gaël Giraud, l’ouvrage 20 propositions pour réformer le capitalisme donne la parole à une douzaine d’économistes, de praticiens des marchés financiers, de cadres dirigeants d’entreprise, de philosophes, de mathématiciens, d’ingénieurs.On y trouve deux types de propositions :

 

  • Des mesures visant à encadrer la finance de marché pour qu’elle soit au service de l’économie.

Exemples : Restaurer la fonction première des marchés à terme de matières premières ; remettre la finance au service de l’économie ; mettre fin à certaines dérives des marchés financiers.

  • Des mesures portant sur la façon d’articuler les objectifs des entreprises et ceux de la société au sens large.

Exemples : modifier l’article 1832 du code civile afin que les sociétés commerciales n’est plus pour objectif le profit mais le projet d’entreprise cohérent avec l’intérêt général ; intégrer les impacts environnementaux et sociaux des entreprises dans l’analyse financière et dans l’investissement ; valoriser le salariat pour redonner sens à l’entreprise.

Sur le site 20 propositions vous pouvez consulter un résumé et voir une vidéo décrivant chacune des propositions. Vous pouvez également apporter des contributions.

Vous retrouverez, ci-après, la vidéo de la proposition n°8 formulée par Alain Grandjean, économiste et pilote de notre groupe de travail sur la finance. Il s’agit de lancer un plan d’investissement de transition écologique au niveau européen grâce au financement de la banque centrale européenne.

 

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Mettre la création monétaire au service de la transition écologique, économique et sociale

Le 11 janvier 2012 - 16:03 | Commentaires fermés

 

Retrouvez ci-après l’article présentant notre proposition paru dans la revue l’économie politique en novembre 2011.

Comment financer la transition écologique et sociale de notre société ? Cette question essentielle ne semble plus à l’ordre du jour, tant c’est la crise financière, économique et désormais monétaire qui domine l’actualité. Après l’effondrement bancaire en 2008, la récession en 2009, nous traversons depuis 2010 l’acte III de la crise : celui de la dette publique. L’acte IV se dessine avec les actuelles difficultés des banques européennes. Retour à l’acte I alors ? Non, car désormais les Etats ne sont plus là pour sauver les banques et n’ont même plus la capacité budgétaire d’amorcer une relance de l’activité. La boucle est bouclée. Comment en sortir ?

La Fondation pour la nature et l’homme souhaite, par sa proposition, contribuer au débat vers un autre futur possible. Il s’agit de permettre aux Etats européens de se financer de nouveau auprès de leur banque centrale pour mettre en œuvre un plan d’investissements dans la transition économique, écologique et sociale. Cette proposition, si elle était portée par notre gouvernement et discutée au niveau européen, permettrait de « décongeler » le débat sur la monnaie, enjeu démocratique majeur, après quarante ans de pensée unique sur le sujet. Elle constituerait une alternative crédible à l’orthodoxie budgétaire et monétaire prônée par l’Allemagne.

Télécharger notre article en format pdf.

 

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Créer de la monnaie oui mais pour financer l’avenir

Le 23 novembre 2011 - 12:47 | 3 commentaires

Par Marion Cohen, pilote du groupe de travail sur la finance mis en place par la Fondation pour la Nature et l’Homme

Dans un récent article, Patrick Artus, note que la liquidité mondiale est de plus en plus incontrôlée (Flash Economie n°759 – oct2011). Ce phénomène correspond à différents objectifs poursuivis par les Banque centrales : faire repartir l’économie, rachat des actifs que les investisseurs privés ne veulent plus détenir, éviter l’appréciation du taux de change… Pour un économiste, ces diverses raisons sont compréhensibles et relèvent des outils de la politique monétaire. Pour un non économiste, c’est moins clair. Il ressort, en effet, essentiellement de cette analyse que la création monétaire est mise au service de la monnaie elle-même afin d’agir indirectement sur l’activité économique.

En période de resserrement du crédit, d’omniprésence des politiques de rigueur (baisse des salaires, des retraites, des prestations sociales, déconstruction des services publiques…), d’absence quasi totale de financement pour les projets de la nécessaire transition écologique de notre économie, il semblerait beaucoup plus efficace de mettre directement la création monétaire au service des projets concrets.

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Retrouvez-nous lors des journées de l’économie à Lyon (11/11/11)

Le 19 octobre 2011 - 10:57 | Commentaires fermés
Notre proposition Financer l’avenir sans creuser la dette sera discutée lors des Journée de l’économie (JECO). Cet événement national grand public a pour  objet de favoriser le débat économique entre tous les acteurs, de rendre plus accessible l’analyse économique pour les citoyens et d’améliorer la visibilité de la discipline. 

L’édition 2011 de ces journées se déroulera à Lyon du 9 au 11 novembre. A cette occasion, la Fondation pour la Nature et l’Homme sera représentée par Alain Grandjean, économiste membre du Comité de Veille Ecologique lors d’une table ronde dédiée à notre proposition (le 11 nov de 9h à 10h30).

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Qu’est-ce que la proposition « 100% monnaie » ? Par André-Jacques Holbecq (billet invité)

Le 25 juillet 2011 - 11:57 | 21 commentaires

Les billets invités sont mis en ligne afin d’apporter une contribution au débat. Ils ne constituent pas une prise de position de la Fondation pour la Nature et l’Homme.

 

Money par gotencool sur Flickr
Le « 100% monnaie » n’est pas (encore) dans un quelconque programme politique, mais il est probable que vous en entendrez de plus en plus parler. Il a donc semblé intéressant de vous faire partager un résumé concernant cette possible « révolution » monétaire et bancaire.

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La BCE doit aussi financer des investissements favorables à l’activité

Le 28 juin 2011 - 18:04 | Commentaires fermés

Interview d’Alain Grandjean, économiste, membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation pour la Nature et l’Homme. Propos recueillis par Adrien de Tricornot – Le Monde – 21/06/2011.

Cette interview porte sur notre proposition Financer l’avenir pour creuser la dette que vous pouvez retrouver sur ce blog. Regardez également cette vidéo de quelques minutes pour comprendre l’objet de la proposition.

 


Interview d’Alain Grandjean sur le financement…

Vous proposez un plan d’investissement écologique et social de 600 milliards d’euros sur dix ans en France, qui serait financé par un emprunt auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Quels en sont les contours ?

Le système économique actuel n’est pas durable. Nous avons besoin d’investissements écologiques considérables pour réaliser la transition vers un modèle sobre en ressources et émettant peu de gaz à effet de serre. Il faudrait investir pour cela l’équivalent de 3 % du produit intérieur brut (PIB) pendant dix ans, soit 600 milliards d’euros au total. L’idée serait aussi d’étendre ce dispositif à l’échelle européenne. En France, quelle que soit l’option prise sur le nucléaire, il faut promouvoir massivement les énergies renouvelables décarbonées et faire des efforts très importants pour économiser l’énergie, ce qui suppose de rénover et d’isoler 30 millions de logements ainsi que les bâtiments publics.
Il faut développer les transports en commun, les voitures à très basse consommation, les compteurs électriques intelligents, etc. Réseau ferré de France (RFF) a aussi besoin d’investir dans des infrastructures de fret, mais il est lesté par sa dette. Tous ces projets fourniraient de l’activité pour les 5 millions de personnes en situation de sous-emploi chronique. Ces dépenses ne peuvent pas être supportées par les ménages, faute de moyens, ni par le secteur privé, car il a des exigences de rentabilité élevées et courtes. Forcés à la rigueur budgétaire, les Etats n’investissent plus. Le schéma que nous proposons rendrait possible des investissements dont la rentabilité est faible et inscrite dans la durée.

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